LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

This smell of sex (R)

59 min

Un Atelier de création de Danielle Arbid

Réalisation Lionel Quantin

A Beyrouth, des personnes âgées entre 20 et 35 ans environ parlent librement, dans le détail et en termes crus de leurs expériences les plus excitantes, les plus chaudes, les plus obsessionnelles. Cette parole est recueillie en arabe car la langue arabe est très pudique et il faut biaiser et outrepasser les blocages pour trouver les termes sexuels adéquats. Du coup la nécessaire recherche des mots passe par une description très riche en image.

Les personnes qui participent à cette expérience ne censurent rien de leurs exploits. Elles déballent tout devant le micro. C’est un film sonore presque pornographique dans son fonds. Ces personnes se présentent parfois en groupe, parfois à deux, parfois seule. Ces filles et garçons appartiennent à différentes classes sociales, mais ils sont essentiellement urbains, et célibataires.

"Le Liban d'après-guerre est un pays d'Opérettes. Un pays où la parole est excessive, sans retenue. Où les détails de la vie courante sont racontés et dramatisés à bloc. Où la mise en scène du quotidien paraît si exagérée qu'il reste à l'imagination peu de choses à fantasmer...; Dans ce contexte vif et survolté, le documentaire que je vous propose met en scène l'obsession, le fantasme et la pratique du sexe à Beyrouth, aujourd'hui ; Sexe nuit et jour, dans la voiture ou à l'hôtel, dans la rue ou en société, chez les hétéros ou chez les homos, avec provocation, humour et frénésie..."

D.A.

This smell of sex
This smell of sex

Née en 1970 à Beyrouth, Danielle Arbid passe ses premiers dix huit ans au Liban, qu'elle quitte quelques mois avant la fin de la guerre civile pour effectuer des études de lettres et de journalisme à Paris puis à Bruxelles. En 1998, elle réalise grâce au Groupe de recherches et d'essais cinématographique son premier court-métrage de fiction "Raddem (Démolition)" sur une femme qui cherche la photo de sa maison dans Beyrouth ravagé. Le film est sélectionné dans une trentaine de festivals dont Rotterdam, Clermont-Ferrand et Montpellier. En 1999, Danielle Arbid réitère avec un autre court-métrage "Le passeur", son premier film en français, qui suit les pérégrinations d'un kurde réfugié politique. Ce court-métrage obtient le prix du Jeune jury européen au festival d'Angers et celui de la meilleure interprétation au festival de Mons, Belgique. Depuis, il est sélectionné dans une vingtaine de festivals. Entre-temps, Danielle Arbid écrit et réalise un documentaire dans le cadre d'une soirée thématique, qu'elle propose à Arte, intitulée "Après la guerre". Son film, tourné à Beyrouth, s'intitule "Seule avec la guerre". Il obtient le " Léopard d'argent " de la compétition vidéo au festival de Locarno 2000, une "mention spéciale du Jury" au festival de Dei Popoli 2000 et le "Preis der ökumenischen Jury" à Leipzig 2000, Prix du meilleure Première Œuvre à Toronto au Festifal HotDocs et le Prix Albert Londres audiovisuel 2001, ainsi qu'un excellent accueil critique. Il est montré aux Etats généraux du documentaire de Lussas, aux festivals de Vienne, de Bruxelles, de Montpellier, de Seine Saint-Denis, de Pessac, de Belfort, de Namur et à Doc's Kingdom (Portugal).

En 2002, elle termine un moyen-métrage, "Étrangère", et achève son second documentaire, "Aux Frontières", un road-movie autour d'Israël, un film qui contourne le point le plus chaud de la planète pour voir comment l'on vit à côté. En février dernier est sorti son premier long-métrage, "Dans les champs de bataille".

L'équipe
Production
Avec la collaboration de
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......