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Tararira : le film perdu de Benjamin Fondane

1h

d’Andrea Cohen et Gaël Gillon

Photographie de tournage de Tararira
Photographie de tournage de Tararira

Cet atelier évoque l’histoire incroyable de ce film perdu, tourné à Buenos Aires en 1936 par Benjamin Fondane, (1898-1944) poète et philosophe roumain installé à Paris. La grande dame des lettres argentine Victoria Ocampo, dans son livre « En Témoignage », rappelle la venue à Buenos Aires de l’écrivain à son initiative. C’est grâce à elle et aux membres du quatuor Aguilar que Fondane pourra réaliser un film, conçu dans un esprit totalement dadaïste. « Si j'étais libre, vraiment libre, je tournerais un film absurde , sur une chose absurde , pour satisfaire à mon goût absurde de liberté” avait déclaré Fondane en 1933. Quand le montage a été terminé Fondane est retourné en France, son pays d’adoption. Pour des raisons ignorées, le film n’a pas été distribué. Toutes les tentatives de Fondane pour le récupérer échoueront et les copies existantes (à Paris et à Buenos Aires) disparaîtront après la guerre. On imagine que si Tararira avait été une réussite, Benjamin Fondane aurait pu s’installer en Argentine et éviter sa fin tragique, dans une chambre de gaz Auschwitz en 1944...

Pour retracer l’histoire du film nous entendrons les témoignages des spécialistes de l’œuvre de Fondane et de son activité de cinéaste et la lecture des fragments des lettres que l’auteur a envoyé à sa sœur et sa femme pendant le tournage.

À propos du film Tararira (1936)

Tararira est le seul film réalisé entièrement par Fondane à Buenos Aires pendant l’été 1936. C’est un long-métrage noir et blanc tourné en 35 mm, produit par la Falma Film dirigée par Miguel Machinandiarena . Le scénario en espagnol met au premier plan les quatre musiciens entraînés dans une série d’aventures burlesques, interprétés par les musiciens d’un célèbre quatuor de luths des années 1930 (Pepe, Paco, Ezequiel et Isabel Aguilar ). La musique du film, écrite par Paco Aguilar , est composée d’adaptations pour luths de Mozart, Haydn, Albéniz, Ravel, Brahms ou de mélodies yiddish.

Invités

Olivier Salazar-Ferrer , Ramona Fotiade , Michel Carassou (spécialistes de l’œuvre de Benjamin Fondane et responsables de l’Association Benjamin Fondane) :

http://www.benjaminfondane.org/association-benjamin-fondane.php

Antonio Navarro , luthiste, fondateur du nouveau quatuor Paco Aguilar qui a repris la formation et le répertoire du quatuor Aguilar

Silvia Baron Supervielle , poète, auteur de la préface du livre de Victoria Ocampo « En témoignage »

Et les voix de Victoria Ocampo , interviewé en France par Viviane Forester en 1971

Et de Chola Asencio , interviewé à Buenos Aires par Eve Grilliquez en 1997 à propos du film Tararira dans lequel elle a participé en tant que comédienne.

Textes lus par Patrice Bornand et Clara Chabalier

Musiques enregistrées par le quatour Aguilar entre 1930 et 1940 (archives d'Olivier Salazar-Ferrer)

Musiques du film "Tararira" enregistrées par le nouveau quatour "Paco Aguilar" (direction Antonio Navarro)

Musique originale: "Palettes" d'Andrea Cohen

Instrumentistes :

Elena Andreiev (violoncelle)

Yaïr Benaïm (violon)

Francisco Luque (guitare)

Carol Robinson (clarinette)

Archives sonores : INA et Olivier Salazar Ferrer.

Un grand merci à Olivier Salazar Ferrer pour son aide précieuse.

Remerciements aussi à Gonzalo Aguilar, et à Esther Casado.

L'équipe
Production
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