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"Bonne année, chers compatriotes": le rituel des voeux présidentiels

56 min
À retrouver dans l'émission

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Invités : 

Henri Guaino, conseiller de Nicolas Sarkozy de 2007 à 2012 et auteur de ses principaux discours

Pierre Favier, journaliste, ancien chef du service politique de l'AFP, écrivain

Joseph Daniel, a consacré une grande partie de sa vie professionnelle à la communication politique

Anne Deysine, spécialiste des questions politiques et juridiques aux Etats-Unis, elle est professeure à l’université Paris Ouest Nanterre,

Il y a quelques jours, entre les huîtres et le chapon, des millions d’entre nous ont suivi, à la radio ou à la télévision, parfois il faut l’avouer d’une oreille distraite, les vœux formulés par le Président de la République à la communauté des Français.

"Bonne année, chers compatriotes" le rituel  des voeux présidentiels
"Bonne année, chers compatriotes" le rituel des voeux présidentiels Crédits : Radio France

Cette perception est en fait une illusion d’optique. Sous la Quatrième République, des vœux ont pu être présentés par le président de la République, comme ce fut le cas par Vincent Auriol à la fin de l’année 1948. Mais cette tradition n’a jamais été systématique ni bien installée.

C’est le Général de Gaulle qui invente en 1960 le rituel des vœux présentés le 31 décembre par le Chef de l’Etat.

Depuis, ce rituel n’a pas l’air d’avoir beaucoup changé. Si la solennité en a été un peu atténuée, les vœux demeurent un exercice très formel et codifié.

Avec le temps, cette tradition des vœux présidentiels s’est même amplifiée, car à l’allocution du 31 décembre, viennent aujourd’hui s’ajouter une dizaine de cérémonies complémentaires, qui vont de la présentation des vœux aux corps constitués, à ceux souhaités aux autorités religieuses, à la presse ou à l’armée.

Alors que nous serons tous rentrés largement dans l’année 2015, François Hollande sera encore, jusqu’à la seconde moitié du mois de janvier, en train de présenter ses vœux !

Cette tradition, héritée, comme souvent en France, de l’Ancien Régime, peut paraître à la fois un peu anachronique et étonnante en tous les cas elle pose question.

A quoi servent ces vœux ? Quelle est leur fonction politique ? Pourquoi un tel marathon de vœux et une telle mise en scène médiatique ? Comment les vœux se différencient-ils d’autres rdv de la parole présidentielle, comme l’allocution du 14 juillet ? Enfin, qu’est-ce que ces vœux nous disent de la place du Président de la République dans notre système politique ?

Le conseil de lecture de la semaine: "Moi l'homme qui rit" de Serge Raffy (Flammarion) 2014

Intervenants
  • ancien député et commissaire général au Plan, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy de 2007 à 2012
  • professeure émérite de droit et de civilisation américaine à l’Université Paris-Nanterre
  • spécialiste de la communication politique
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