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Le financement des partis politiques a été au cœur de nombreux scandales ces dernières années

L'argent, le nerf de la guerre électorale

45 min

Le financement des campagnes électorales défraie la chronique à l'occasion des scandales. Mais au-delà des affaires Urba ou Bygmalion, comment mieux comprendre la place de l'argent dans nos démocraties ? Les financements doivent-ils être entièrement publics ou laisser une place aux dons privés ?

Le financement des partis politiques a été au cœur de nombreux scandales ces dernières années
Le financement des partis politiques a été au cœur de nombreux scandales ces dernières années Crédits : BERTRAND GUAY - AFP

On a tendance à se figurer une campagne présidentielle sous l’angle d’une confrontation d’idées ou de programmes, éventuellement sous l’aspect de la stratégie des candidats, mais la question de son financement est le plus souvent négligée par les commentateurs, hormis dans les périodes de scandales financiers.

C’est à première vue compréhensible. Il est en effet difficile de s’y retrouver dans ces réglementations électorales complexes, tant cette question est technique, opaque, et pour le dire plus franchement, parfois rébarbative.

Elle est pourtant décisive. D’abord parce que les scandales autour du financement de la vie politique contribuent à ternir l’image du personnel politique à travers des pratiques que les Français réprouvent, même s’ils n’en comprennent pas toutes les modalités.

Ensuite parce que l’enjeu du financement des campagnes électorales pose la question de la place de l’argent en démocratie et de celle de l’Etat dans le système politique. Notre mythologie politique défend, aujourd’hui encore, la conception qu’une compétition électorale est un débat d’idées plus que de moyens, et que seul l’Etat peut garantir que les enjeux financiers ne subvertissent pas l’intérêt général.

Mais les campagnes présidentielles coûtent de plus en plus chers et le soutien de la puissance publique ne suffit plus. Les candidats, on le voit ces temps-ci, se lancent à la recherche de financement à travers l’organisation de dîners de gala, des appels à levée de fonds auprès des particuliers ou des entreprises ou encore par la création de micro-partis, ce qui n’est pas sans poser d’hypothèque sur leur indépendance après l’élection.

L’Etat est-il encore en mesure de contrôler, voire de financier à lui seule – avec le concours des donateurs individuels – la campagne de nos candidats ? Comment fonctionnent ces mécanismes et avec quelles règles ? La France peut-elle évoluer dans son financement électoral vers un système à l’américaine de financements privés massifs ?

On en parle tout de suite avec nos invités dans ce nouvel Atelier du pouvoir consacré à l’argent dans les campagnes, nerf de la guerre électorale.

Romain Rambaud, René Dosière, Laurence Nardon
Romain Rambaud, René Dosière, Laurence Nardon Crédits : AD - Radio France
Intervenants
  • ancien député socialiste, spécialiste des finances publiques, ancien rapporteur de la mission d'information sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle Calédonie.
  • professeur de droit public à l’université de Grenoble, spécialiste de droit électoral et membre de l’Observatoire de l’éthique publique qui vient d’être lancé par René Dosière.
  • responsable du programme Etats-Unis de l’IFRI
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