LE DIRECT

Numéro 1. La durée (de la vie)

1h
À retrouver dans l'émission

Les amants de Rimini, Claude Nori, 1983
Les amants de Rimini, Claude Nori, 1983 Crédits : Radio France

L'Atelier intérieur s’ouvre à : la durée de la vie. Oui, la durée. C’est comme si l’été –août, et avant juillet- permettait d’y accéder. Comme si on mettait pause et que l’on observait – les années défiler. On voit très précisément –sur la plage, dans les villes, dans les campagnes, la chaîne des corps et les relais. Les enfants deviennent parents, les petits, des grands, les corps avancent, les touts débuts sont donnés à d’autres. L’été c’est un rendez-vous secret avec la durée. La notre. Parce que la vie est silencieuse. Ce n’est que sous un soleil fort et les yeux fermés que l’on entend quelque chose. A partir de septembre elle se tait, elle avance et on recommence à s’agiter. On pense toujours à l’été comme un moment d’éternité mais on se trompe, l’éternité c’est septembre, c’est l’année qui recommence…L’éternité c’est quand on rentre : on retourne à la vie d’adulte après avoir eu tous les âges possibles en août et en juillet. On retourne à un soi ponctuel, actuel, alors que l’on a été encore la semaine passée : et enfant et âgé et vieux et adolescent, on a avancé – reculé / tout était rassemblé. Il faut l’été, il faut la pause, il faut de la discontinuité pour exister. Cette année, un film avait ouvert l’été. Vous l’avez peut-être vu ou alors juste entendu l’idée : ça s’appelait Boyhood . Un petit garçon était filmé pendant 12 ans. Il avait 6 ans, une heure après il en avait 18. Voilà c’est nous. Voilà c’est vous. La radio elle vous accompagne depuis combien de temps ? Vous aviez 6 ans il y a une heure non ? On s’écoute, on se parle et sans le vouloir on fait ensemble de la durée. On se métamorphose comme le jour se lève et tombe, l’air de rien. L’Atelier intérieur entame l’air de rien sa 4è année et le mot de départ sera celui de notre invité le photographe Claude Nori : « prêt à tout, même à la fiction, nous ne laisserons pas notre vie filer ». Nous sommes des êtres pressés, mais on vivra chaque émission comme une canicule, une éternité. On sera prêt à tout. Derrière toutes nos phrases vous pourrez entendre, un mot, caché : l’été . On parlera de tout de rien et vous entendrez : l’été . Au soleil, la durée de la vie a bien voulu se montrer. C’est un animal sauvage. Qui maintenant va hiberner. Nous sommes le 1er septembre et nous avons encore tous les âges. Nous allons retourner à nous-même, à la vie silencieuse que chaque lundi soir nous ferons parler, bouger, se lever : l’Atelier intérieur fera l’effet d’un été. Le soleil fort et les yeux fermés. Jusqu’à juillet prochain où l’on prendra la photo qui montrera à quel point cette année nous a fait changer. Il y a une heure vous aviez 6 ans, à minuit vous en aurez, qui sait… peut être dix fois plus dix fois moins. On entre dans l’année, dans les jours non photographiés, dans l’automne qui ne figure pas dans les albums, on entre dans la durée de la vie, la vraie, nous sommes prêts à tout, c’est notre 4è rentrée, nous sommes heureux et nous ne laisserons rien filer.

Claude Nori , photographe des jours heureux

Pauline Horovitz , cinéaste de la famille et du temps qui passe -- son père au téléphone.

Téléphone depuis la dune du Pilat : Olivier Dubois , chorégraphe.

LIVE : MATHIEU BOOGAERTS

Amélie Bonnin dessine l'émission en studio, en direct.

Atelier intérieur 1
Atelier intérieur 1
Atelier intérieur 2
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Atelier intérieur 3
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Atelier intérieur 4
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Atelier intérieur 5
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Atelier intérieur 6
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Atelier intérieur 7
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