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Numéro 24. Au cimetière Montparnasse

1h
À retrouver dans l'émission

Cimetière 2
Cimetière 2 Crédits : Radio France

Une émission enregistrée au cimetière Montparnasse, déambulation de vivants entourés du passé.

L'Atelier intérieur s’ouvre dans un cimetière. Nous sommes au cimetière Montparnasse à Paris. Nous allons vers ceux qui reviennent . Pas les revenants, ceux qui reviennent . On entre sur la terre qui fait cohabiter : les morts et les vivants. Vers, comme l’écrit Baudelaire : Le tombeau, confident de mon rêve infini (Car le tombeau toujours comprendra le poète) . Le cimetière est un espace, comme le sommeil, qui réconcilie tous les temps. Il est le passé et le présent. Il n’y a plus de séparation. Hier aujourd’hui et demain : tout cohabite. Tout se raccorde et ce serait : un point d’harmonie. Maryline Desbiolles pose la question : comment pense t on aux morts dans un cimetière ? Comment à partir d’un nom, d’une date, d’une autre date, d’un calcul : il avait tel âge. A partir d’un nom, on imagine, on pense à lui , à elle . A l’inconnu. On met en scène rapidement une vie. Un vêtement, un métier. Un nom sur une dalle c’est une vie passé ou une nouvelle fiction. L’image de départ ce soir sera celle-là : Maryline Desbiolles voit son père ré apparaître. Son père enterré près de Nice, revient, fait partie de ceux qui reviennent . Pas à la façon d’un fantôme mais de l’image qui se superpose à tout ce que l’on voit. Elle écrit : « l’apparition pouvait prendre sur un plus gros, un plus grand ou plus petit, sur un blond alors que mon père était brun . » Il y a donc des vies pas prisonnières des deux dates gravées sur le marbre. Les vivants qui passent les réaniment. L’écriture c’est un hommage aux morts. La voix aussi, celle qui s’inscrivent dans les allées d’un cimetière sous la pluie. Ce sera ce soir, une façon d’inviter les parnassiens dans l’émission Baudelaire, Desnos, Duras, Gainsbourg, Maupassant, Sartre, ou Beauvoir ne sont pas très loin. C’est rassurant. Où serons-nous quand nous ne serons plus ? c’est ce que nous ne saurons jamais. Pas plus que là d’où l’on vient. « ça ne colle pas, d’où je viens est toujours à découvrir » écrit Maryline Desbiolles. Qui ajoute, donc : « Seul le beau temps donne une idée de l’éternité ». Le beau temps n’est pas là mais le perpétuel, l’éternel, dans ce jardin de pierre, on va le convoquer parce qu’on va parler, on va briser le silence. Chanter. Répartir les fleurs. On fait du cimetière, un studio de radio. On entendra peut-être des voix. On invente notre cérémonie. Il y a ceux qui ne sont plus là, il y a ceux qui reviennent. Et il y a nous, les vivants, pas coincés entre deux dates, nous n’avons que notre naissance, et nous sommes prêts à dialoguer le passé.

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Maryline Desbiolles, auteur de Ceux qui reviennent (Editions du Seuil)

Lecture Anne Steffens

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André Chabot, « promeneur nécropolitain », artiste sculpteur photographe.

Jean-Claude Garnier, photographe des cimetières du monde entier

LIVE : SIR ALICE – guitare/voix entre deux tombes, sous une statue.

Faire du cimetière un orchestre. Chanter pour les morts.

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cimetière 3
cimetière 3 Crédits : Radio France
cimetière 1
cimetière 1 Crédits : Radio France
cimetière 4
cimetière 4 Crédits : Radio France
Cimetière 2
Cimetière 2 Crédits : Radio France
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