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Katrien Vermeire , artiste flamande, pour ses photographies de lucioles dans les bois.

La vie dans les bois

59 min
À retrouver dans l'émission

Mars 1845, Etats-Unis, David Henry Thoreau part au bord du lac Walden. Il construit une cabane de 13m2. Il y vit deux ans deux mois et deux jours. Il fait une expérience de vie. Qu’en disent nos yeux et nos cerveaux d’aujourd’hui ?

Katrien Vermeire , artiste flamande, pour ses photographies de lucioles dans les bois.
Katrien Vermeire , artiste flamande, pour ses photographies de lucioles dans les bois. Crédits : Katrien Vermeire

L'Atelier intérieur s'ouvre à la vie dans les bois. A la cabane qu’on s’est construit soi. Retour à la nature et retour en arrière. Mars 1845, Etats-Unis, David Henry Thoreau part au bord du lac Walden. Dans ses mains une hache pour couper des pins et envisager une cabane. Il s’installe le 4 juillet, jour de l’Indépendance et il pense : qu’est ce qu’une maison sinon un siège, et alors où siéger ? Trouver l’endroit qui fera filer les années, voir les saisons. Il y construit sa cabane. 13m2. Il y vit deux ans deux mois et deux jours. Il fait une expérience de vie, et qu’en disent nos yeux et nos cerveaux d’aujourd’hui ?

Une montagne peut inspirer une pensée dit l’artiste Bill Viola. Toucher la pierre toucher le bois et faire que le paysage émane finalement de soi. L’image de départ ce soir serait celle-là : c’est le mois de juin il fait chaud, c’est le Tennessee. Il faut attendre dans le noir, dans la nuit, dans les bois, pour espérer voir la lumière. Les flashs, la fluorescence. Katrien Vermeire photographie les lucioles. Ce soir ce n’est pas le monde tel qu’il nous apparaît : c’est celui qu’on peut voir si on attend, si on est patient. Alors construire une table en bois pour faire du studio, un studiolo. Pouvoir dire dans le micro : le paysage émane de moi, de toi de toi et de toi. Considérer la forêt comme une belle cache …et s’en inventer d’autres. Ce n’est pas être ermite, c’est entrer dans sa cabane comme dans une machine à écrire. Une machine à penser. Pas de classe verte, pas de pensée verte, mais la forêt, comme le lieu d’où parler. Thoreau nous regarde, il s’adresse à nous : je vous le dis que vos affaires se réduisent à deux ou trois et non à une centaine ou à un millier… Il ajoute : quant aux hommes, on n’en manquera jamais nulle part . Il ajoute : l’existence des hiboux me réjouit. Il conclut : Nous ne campons plus la nuit, nous nous sommes installés sur terre et nous avons oublié le ciel . A nous maintenant de trouver les deux ou trois affaires de notre vie, à nous de soustraire les centaines, et de soustraire les milliers. A nous de sortir du lit et de recommencer à camper la nuit.

Le chemin ce soir est sauvage. Il part de la cabane mentale pour aller vers la cabane en forêt. Le studio fera 13m2 il sera en bois. La porte sera ouverte, et ça commence maintenant. Pour la cabane dans la forêt ce soir, voilà ceux qui sont là :

Même si la verdure n’est pas son fort, même s’il n’a jamais rêvé d’être abandonné dans la forêt … même s’il pense comme Alphonse Allais… que l’on doit à la campagne s’ennuyer dans la journée et avoir peur la nuit ; Jean-François Peyret  metteur en scène, imagine uneexposition au Fresnoy Walden Memories  jusqu’au 31 mars. A partir de la lecture de Walden  de Henry David Thoreau.

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A la lecture, pour l’atmosphère des bois et de la clairière, la comédienne Anne Steffens .

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Laurent Tixador,  artiste aventurier, qui a vécu dans la forêt, est parti au pôle nord, s’est enfermé 26 mètres sous terre… et avance en changeant chaque jour les repères.

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