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Tout le monde pleure, mais pas n'importe quand, n'importe comment

L'histoire des larmes

1h
À retrouver dans l'émission

On peut pleurer en lisant, en regardant, en écoutant. L’art et la vie ont un pouvoir lacrymogène.

Tout le monde pleure, mais pas n'importe quand, n'importe comment
Tout le monde pleure, mais pas n'importe quand, n'importe comment Crédits : Nilserk Vasquez - Getty

23h et s’ouvre l’atelier intérieur, et les larmes coulent. Comme elles peuvent couler quand c’est permis. C’est une effusion. Ce soir on s’autorise. Depuis quand les hommes ne pleurent-ils plus ? Dans quelles sociétés, dans quels temps a-t-on pleuré, et pourquoi a-t-on oublié ? On a choisi depuis l’économie des signes, le corps se tient bien. Pourtant l’histoire d’une vie se lit sur un visage : et on repère l’art de s’être laissé traversé, par l’air d’avoir pleuré. 

En pleurant, on établit une relation : on attend une réponse. Et comme on pleure avec les mots et les images de son temps, l’image de départ ce soir serait celle-là : une femme dans son lit sur l’oreiller, devant la télé. Elle pleure devant Les parapluies de Cherbourg . Geneviève est séparée de Guy. Alors la femme pleure elle ne peut plus s’arrêter. Je pleure je n’arrête pas de pleurer, je ne supporte pas l’idée qu’ils se croisent sans se retrouver. C’est irrépressible. Elle cherche maintenant la vraie raison des larmes. Parapluies fermés, on fait le choix de la perméabilité, et on avance avec cette question : c’était quand, la dernière fois que nous avons pleuré ? C’était devant quoi ? Est-ce qu’on s’est autorisé ? L’émission de ce soir, devant la menace de sécheresse, sera un plaidoyer contre l’ariditéLe chemin ce soir part des larmes de notre temps, pour remonter aux larmes d’avant, l’expérience va de l’effusion jusqu’à l’aridité. Le chemin est salé et il commence maintenant. Pour la sensibilité et non la sensiblerie, voilà ceux qui sont là :

Anne Vincent-Buffault  pour son Histoire des larmes, parce que quand on voit le titre de son livre, on veut que ce soit celui de l’émission.

Pour la sensation des gouttes d’eau, de pluie, Tomoko Sauvage ,  musicienne de la vapeur et de nos pleurs, musicienne électro aquatique. En studio avec toute son installation : bols et eau suspendue.

Pour le visage des pleureurs,Laurent Larivière , réalisateur, pour son film Les Larmes .

A la chanson et pour l'émotion et les paysages liquides, le suédois Peter von Poelh.

Enfin, Amélie Bonnin  dessine l'émission et les fluides en présence.

L'Atelier par Amélie 1
L'Atelier par Amélie 1 Crédits : Radio France
L'Atelier  2
L'Atelier 2 Crédits : Radio France
L'Atelier 3
L'Atelier 3 Crédits : Radio France
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