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Numéro 9. Père et fils, Père et fille

59 min
À retrouver dans l'émission

Père et fils
Père et fils Crédits : Radio France

L'atelier intérieur s'ouvre au père et aux fils, au père et aux filles. A l’hérédité et à ce qui se transmet. De quoi on hérite ? D’une posture, d’une pensée, ou juste sur le visage de quelques traits ? Qu’est ce qu’on voudrait à tout prix garder, qu’est ce qu’on abandonnerait ? Comment évaluer la ressemblance, et est ce qu’on choisit d’aller vers plus ou moins de proximités ? Parmi toutes, la vraie question c’est : après avoir donné la vie, qui sauve qui ? Qui porte qui ? Qui donne la vie à mesure qu’elle avance ? On n’en est plus à « tuer le père », ce soir on est le moment d’après, quand on s’échange et se donne de la liberté. Quand on admet que le lien est insécable. Qu’il faudra faire avec, parce qu’il est accroché à une naissance. C’est chaque fois vivre des réconciliations, même sans colère préalable. C’est se confronter à l’idée tranchante de la vie. Parce qu’on se l’est donnée et que parfois, on peut tenter de se la reprendre. Parce qu’on a été un nouveau-né, que ça a été le regard premier, et qu’on ne pourra jamais envisager le dernier. Le père porte de son fils, de sa fille, une idée sublime à sublimer. L’image de départ ce soir serait celle-là : C’est comme une cérémonie. Un père et un fils, le temps d’une photo, réunis. Tous les deux torses nus sur fond noir. Ce n’est pas une photo de famille. Ce n’est pas un souvenir. C’est en instantané : le lien d’avant, celui présent et d’après, sous l’œil de Grégoire Korganow, qui photographie des pères et des fils depuis des années. C’est savoir que quelque part et à tout instant, on rend un être inquiet. La seule solution est de gagner sa fierté. De pères en fils et de pères en filles, donner de soi, c’est la scissiparité. Et nous les filles, et nous les fils, dirons : c’était accepter la vie à une condition. Faire que rien ne soit héréditaire, jamais. Pouvoir dire « tu sais, nos points communs : je les ai pris, je les ai voulus, je les ai gagnés ».

Le chemin ce soir traverse une génération, il part des filles pour aller aux pères pour atteindre les fils… préparez-vous au côte à côte, au face à face, c’est un art du sillage, se faire précéder, se laisser succéder, rendre le tout léger. On est en direct et ça commence maintenant. Pour l’hérédité, et l’échange de liberté ce soir, voilà ceux qui sont là :

Pauline Horovitz , cinéaste, pour ses films familiaux avec pour acteur principal, son père, dans Polanski et mon père . Sa famille, dans Pleure ma fille, tu pisseras moins .

Jacques Descorde , auteur metteur en scène, pour sa pièce Maman dans le vent , publiée à l'Ecole des loisirs.

C'est un père et une fille en plateau : Lola Descorde , 12 ans, a la permission de minuit.

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Grégoire Korganow , photographe, pour sa série "Père et fils " : il les réunit pour une photo, torse nu, dans l'intimité, fond noir et une seule source de lumière.

Au violoncelle, pour le fil de l’histoire, la corde sensible et sa vibration, c’est Maëva Le Berre que j’ai invitée.

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Maëva Le Berre
Maëva Le Berre Crédits : Radio France
Jacques Descorde, Lola Descorde, Pauline Horovitz, Maëva Le Berre
Jacques Descorde, Lola Descorde, Pauline Horovitz, Maëva Le Berre Crédits : Radio France

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