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Emmanuel Macron, Françoise Nyssen et Stéphane Berne lors d'une visite au Château de Monte-Cristo à Marly-le-Roi en septembre 2017

Après un an de présidence, où est le changement culturel?

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Ce véritable pari de la culture qui semblait être celui d’Emmanuel Macron est encore loin d’être tenu.

Emmanuel Macron, Françoise Nyssen et Stéphane Berne lors d'une visite au Château de Monte-Cristo à Marly-le-Roi en septembre 2017
Emmanuel Macron, Françoise Nyssen et Stéphane Berne lors d'une visite au Château de Monte-Cristo à Marly-le-Roi en septembre 2017 Crédits : LUDOVIC MARIN / POOL / AFP - AFP

Contrairement à ses prédécesseurs, Nicolas Sarkozy ou François Hollande, Emmanuel Macron avait montré lors de sa campagne son attachement fondamental à la Culture. Elle était même pour lui « la chose la plus importante », comme il le martelait dans l’émission « Quotidien » en mars 2017.

Ici aux Matins de France Culture, il défendait ce qui deviendra la ligne force de la ministre de la Culture Françoise Nyssen, la lutte contre la « ségrégation culturelle »

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Tout concourrait au départ à imaginer que la Culture serait un marqueur fort du changement à l’ère Macron. Un président cultivé, ancien assistant du philosophe Paul Ricœur, et qui avait prononcé son discours de victoire devant la Pyramide du Louvre de l’architecte Leoh Ming Pei, symbole des grandes heures de la politique culturelle en France. 

La nomination au ministère de la Culture de la patronne d’une maison d’édition audacieuse, exigeante et non-parisienne, Françoise Nyssen, marquait en outre l’ambition de promouvoir une actrice culturelle plus qu’une technocrate à ce poste clé.

Un an après, et sur différents aspects que j’ai régulièrement évoqués dans ce billet, ce grand chantier des politiques culturelles peine à démarrer. 

La ministre de la Culture, militante sincère de cette grande lutte contre la ségrégation culturelle, est politiquement très affaiblie. Elle est d’abord dépossédée de plusieurs dossiers (patrimoine, francophonie, audiovisuel public) pilotés directement par l’Elysée et Matignon. Son plan « la culture près chez vous » est sévèrement jugé par nombre d’acteurs culturels qui le considèrent en-dessous voire totalement à côté des enjeux d’une nouvelle décentralisation. 

Enfin, le "Pass culture", qui devait accompagner l’entrée dans la vie culturelle des jeunes, est défini dans sa forme - un « GPS de la culture » - mais reste désorienté sur le fond : le contenu de l’offre, son financement, et son mode d’articulation avec les "Pass culture" existants en régions, ne sont toujours pas définis. 

Quant à l’éducation artistique et cette promesse de campagne « 100% des enfants auront accès aux actions d’éducation artistique et culturelle », on ne voit toujours pas comment elle va être mise en place. Restent le plan pour l’extension des horaires d’ouverture des bibliothèques (redéfinies en « maisons de services publics culturels ») qui poursuit son développement, ou encore les engagements pris pour atteindre la parité dans les institutions culturelles.

Mais au vrai, des hospices encourageantes, nous sommes passés au temps de l’inquiétude. Etait-ce donc cela le grand changement ?

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