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Affiche de la sélection officielle 2019 du 72e festival du film international de Cannes

Cannes bouge encore

3 min
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La sélection officielle a été annoncée en conférence de presse, elle donne au festival des allures de « club des habitués »... Mais avec plus de parité et plus d’audaces, ce serait faux de le caricaturer en bastion d’arrière-garde.

Affiche de la sélection officielle 2019 du 72e festival du film international de Cannes
Affiche de la sélection officielle 2019 du 72e festival du film international de Cannes Crédits : Festival de Cannes

C’est officiel pour les 25 ans de « La Cité de la peur », la carioca d’Alain Chabat et de Gérard Darmon fera bien son retour à Cannes, après le lancement d’une pétition qui a recueilli plus de 36 000 signatures, car oui il y a une pétition pour tout…

La Carioca n’est pas la seule à revenir. Le festival rejoue un de ses moments culte, autant qu’il retrouve son club d’habitués : 

- Ken Loach 82 nominations toutes catégories confondues à ce jour, et 5 prix.

- Jim Jarmusch, 34 nominations et 5 récompenses.

- Les frères Jean-Pierre et Luc Dardenne 5 fois couronnés.

- Pedro Almodovar, un prix de la jeunesse et un prix de la mise en scène mais toujours pas de Palme d’or.

- Xavier Dolan qui a déjà été nommé 23 fois au total et a remporté le Grand Prix et le Prix du Jury.

- Ou encore le cinéaste roumain Corneliu Porumboiu nommé 13 fois et trois fois honoré.

- Sans oublier le plus rare Terrence Malick Palme d’or pour Tree of Life, en 2011 et Prix de la mise en scène pour les Moissons du ciel en 1979, nommés 10 fois au palmarès. 

La liste pourrait continuer encore avec ceux qui ont été très souvent en lice et n’ont toujours pas remporter de prix comme Marco Bellocchio, Arnaud Desplechin ou Elia Suleiman.

De là à y voir un festival qui tourne en vase clos il n’y qu’un pas que franchissait déjà hier certains commentateurs… 

Sans compter cette position unique de Cannes face à Netflix, qui contrairement aux autres festivals internationaux, ne présentera aucun film de plateforme à Cannes. Et ce pour la deuxième année consécutive, et même après le raté de Roma du Mexicain Alfonso Cuaron (Lion d’or à Venise et Oscar du meilleur film étranger). Cela dit les négociations ont peut-être duré jusqu’à la dernière minute puisque Thierry Frémaux, le délégué général du Festival, a lancé un énigmatique un « nous nous sommes encore vus avant-hier avec Netflix » ...

Mais il serait faux de caricaturer le festival en bastion d’arrière-garde. La sélection présente notamment de nombreuses audaces et corrige le manque de parité dans ses nominations. L’année dernière, 82 femmes montaient les marches pour rappeler qu’elles avaient été 82 contre 1688 hommes en compétition pour la Palme d’or, depuis la première édition du festival en 1946. 

Cette année les réalisatrices Justine Triet pour « Sybil » et Céline Sciamma pour « Portrait de la jeune fille en feu » entrent en lice, ainsi que le « LittleJoe » de l’autrichienne Jessica Haussner, longtemps habituée des sélections parallèles. Quant à l’actrice-réalisatrice Mati Diop, elle fait une entrée fracassante avec son troisième film « Atlantique ».

Enfin parmi les nouveaux à Cannes, il y a fort à attendre d’Ira Sachs, cinéaste américain familier du festival de Deauville, qui débarque pour « Frankie » avec isabelle Huppert. Mais aussi des « Misérables » de Ladj Ly, premier long métrage de fiction de ce réalisateur issu du collectif Kourtrajméet adaptation de son court éponyme nommé aux Césars. Cannes n’est pas mort, Cannes bouge encore !

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