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Mark Zuckerberg à la remise de diplôme à Harvard 25/05/2017

Et si la Silicon Valley devenait le cerveau du nouvel état providence mondial ?

3 min
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Le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a finalement reçu son diplôme - à titre honorifique - jeudi à Harvard, treize ans après avoir quitté les bancs de la prestigieuse université américaine. Il est temps, a dit le patron de Facebook "de définir un nouveau contrat social".

Mark Zuckerberg à la remise de diplôme à Harvard 25/05/2017
Mark Zuckerberg à la remise de diplôme à Harvard 25/05/2017 Crédits : Paul Marotta / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP - AFP

Par Annabelle Grelier.

Le jeune milliardaire de 33 ans est retourné à l'université où il a lancé ce qui allait devenir son réseau social, pour recevoir son diplôme honoris causa de docteur en droit.

Sa visite de Harvard a été accompagnée de plusieurs photos nostalgiques sur Facebook, notamment lorsqu'il a remis les pieds dans ce qui fut sa chambre universitaire, ou encore lorsqu'il a posé avec ses parents. "Maman, je t'avais toujours dit que je reviendrai et que j'aurai mon diplôme", peut-on lire en commentaire.

Facebook est né d'un site internet créé par l'étudiant Zuckerberg sur ce campus du Massachusetts, qu'il a quitté en mai 2004 après deux années passées en sciences informatiques et psychologie. Depuis, son projet est devenu l'une des plus importantes capitalisations boursières au monde et son réseau compte près de 2 milliards de membres.

La réussite économique favorise t-elle la réflexion sociale et politique ?

En recevant son diplôme, il a prononcé un discours qui appelle les étudiants à saisir les opportunités qui se présentent à eux.

"Je suis là pour vous dire que trouver votre voie n'est pas suffisant", a-t-il lancé. "C'est au tour de notre génération de construire de grandes choses", a encore assuré Mark Zuckerberg, rappelant qu'il était du même âge que la plupart des jeunes qui sortent de l'université. Il ne s'agit pas seulement de "créer le progrès", a-t-il affirmé, "mais de créer du sens". L'un des plus grands défis auxquels la nouvelle génération va se heurter, selon lui, est "le niveau d'inégalité des richesses".

"Il y a quelque chose qui cloche dans notre système quand on voit que je peux partir d'ici et gagner des milliards de dollars en 10 ans, pendant que des millions d'étudiants ne peuvent même pas rembourser leurs prêts", a-t-il déploré.

"Nous devrions explorer des idées comme le revenu universel de base pour s'assurer que tout le monde a une assise pour essayer de nouvelles idées", a encore proposé l'entrepreneur.

Il est temps, a dit le patron de Facebook dans une allusion à Jean-Jacques Rousseau, "de définir un nouveau contrat social".

"Nous devrions avoir une société qui mesure le progrès pas seulement grâce à des indicateurs économiques (...) mais aussi par le nombre d'entre nous qui avons un rôle qui a du sens."

Le revenu universel une idée de milliardaires ?

Elon Musk patron de tesla et fondateur de Space X –dont la fortune est estimé à 13,9 milliards de dollars a déclaré à Dubaï aux Emirats arabes unis, à l'occasion du World Governement Summit 2017 qu'"avec l’automatisation, il y aura une abondance. Presque tout sera très bon marché. Je pense que nous allons finir par faire un revenu de base. Ça va être nécessaire". Ce qui pourrait créer l'opportunité sociale de "s'épanouir dans d'autres activités que l'emploi".

Bill Gates, dont la fortune est sans commune mesure avec celle d'Elon Musk: 85,6 milliards de dollars , lui estime en effet que la société doit trouver un équilibre en finançant l'éducation ou l'aide aux plus démunis grâce à un prélèvement sur la richesse produite là où le travail humain n'est plus nécessaire. "Ces activités, qui nécessitent de l'empathie, manquent cruellement de main d'œuvre. A la place des emplois automatisés, et avec les formations nécessaires, vous permettez aux gens de se réaliser davantage (...) en se consacrant à d'autres activités: vous y gagnez largement...

Petit bémol selon Bill Gates , les Etats ne sont pas encore assez riches pour créer le revenu universel.

Certes toutes ses belles théories ont trouvé peu d'expérience concrète à ce jour. La Silicon Valley en pointe sur la technologie , les robots et l' économie numérique va t-elle devenir le cerveau d'un nouvel état providence mondiale ? Mais il y a peut être déjà une application pour ça !?

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