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Le lancement de grands chantiers de réforme en France salué par les investisseurs étrangers..

La France plus attractive aux yeux des investisseurs étrangers

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À retrouver dans l'émission

72 % des investisseurs américains anticipent une évolution positive de l'environnement économique de la France.

Le lancement de grands chantiers de réforme en France salué par les investisseurs étrangers..
Le lancement de grands chantiers de réforme en France salué par les investisseurs étrangers.. Crédits : Vincent Isore - Maxppp

L'attractivité de la France progresserait très fortement auprès des sociétés étrangères. C'est ce que révèle un sondage Ipsos pour pour le think tank "Les Etats de la France" :  60 % des investisseurs étrangers considèrent la France attractive. Pour quels motifs ? Déjà des motifs liés pour beaucoup aux annonces de réforme dès le printemps. De celle du code et du  marché  du travail, de la suppression de l'impôt sur la fortune sur les valeurs mobilières, des engagements de réduire les dettes et les déficits publics tout en engageant des réformes structurelles. La succession de grands chantiers sur l'assurance chômage, la formation professionnelle, ainsi que les retraites....Tout cela a joué, en plus d'un discours pro-européen volontariste sur le mode d'une France qui est de retour sur tous les théâtres de  l'activité extérieure,  y compris sur le champ économique...  

C'est la touche "Business Friendly" qui s'est remise à vibrer depuis quelques mois parmi les dirigeants d'entreprise étrangers.  Du coup, ils estiment globalement,  à 95 % d'entre eux, que les réformes engagées vont dans le bon sens. Et ils y croient d'autant plus qu'il saluent pour près des deux tiers le rythme de ces réformes. 

En même temps, ce redressement de l'attractivité était déjà évoqué l'année dernière. Il était donc déjà amorcé sous le quinquennat précédent, et bien amorcé d'ailleurs. Qu'on se réfère à un autre baromètre : celui du cabinet EY qui, au printemps a fait état d'un redressement très sensible entre 2015 et 2016. Un redressement notamment poussé par le crédit impôt-recherche et les mesures de baisses de charges. Sauf que la plupart des personnes interrogées doutaient de la volonté du gouvernement d'aller jusqu'au bout, surtout sur la compétitivité fiscale.  

Tout de même, il y a un bémol de taille : dans les sièges des grandes entreprises étrangères, on reste fort critique sur l'image de la France. Avec  55 % encore d'opinions négatives, comme si les clichés  perduraient dans le noyau dur de grandes entreprises abonnées au "french bashing". Pourtant, même là, les jugements défavorables sont en net recul. Il suffit de remonter quelques années en arrière pour voir l'importance de la remontée d'opinions positives. 

Peut-on en déduire maintenant que ce regain d'attractivité  de la France va générer plus de projets  d'investissement dans l'hexagone ? Le discours ouvertement pro entreprise au sommet de l'Etat, avec ses déclinaisons en "nation start-up" dans l'hexagone ne laisse pas indifférent, mais il peine encore à mordre dans la catégorie des entreprises qui n'ont aucune implantation industrielle en France. Chez celles-là, il y a une marge de progression attendue. En revanche, chez les entrepreneurs déjà familiers des investissements en France, la vraie question est de savoir s'ils vont créer plus  d'emplois. L'espoir, c'est qu'ils passent à la vitesse supérieure. L'installation de l'autorité bancaire européenne devrait y contribuer en plus des incitations à préférer la France plutôt que le Royaume-Uni pour cause de Brexit. On assisterait alors à une redistribution des cartes en Europe.

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