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L'argent de la solidarité pourrait passer par des jours de congés qui lui soient dédiés.

Combien de journées de solidarité pour financer la dépendance ?

2 min
À retrouver dans l'émission

Avec 4 journées de congés au mois de mai, la France dispose d'un fort potentiel.

L'argent de la solidarité pourrait passer par des jours de congés qui lui soient dédiés.
L'argent de la solidarité pourrait passer par des jours de congés qui lui soient dédiés. Crédits : PhotoPQR / NCY - Maxppp

Comment transformer des jours de congés en journée de solidarité ? On sait que c’est une piste du gouvernement. Avec onze journées par an, la France se retrouve dans la moyenne supérieure aux côtés de l’Italie et de la Suède, devant l’Allemagne  qui en compte neuf.  Le projet serait de pouvoir en dédier  à la solidarité, sur le principe du lundi de Pentecôte, même s'il est redevenu férié depuis une dizaine d'années... Pour autant,  le principe de travailler l'équivalent d'une journée par an sans être rémunéré, lui,  est maintenu, afin de pouvoir  financer en partie  l'autonomie des personnes âgées et handicapées....Ce qui signifie que le lundi de Pentecôte n'est plus le jour de solidarité par défaut comme envisagé en 2004. En fait, c'est à l'employeur qu'il revient de fixer la date de la journée de solidarité. Cela se fait  en principe par accord d'entreprise. Mais on s'en rend compte, du coup, le principe de solidarité s'est dilué au fil du temps, malgré le gain que cela représente : quelque 2 milliards et demi aujourd'hui...

Le problème c’est que les deux tiers des Français répondent dans les sondages qu’ils préfèrent garder leur agenda de fête en l’état. Ils sont attachés à leurs prises de congés et n’ont pas envie de modifier leurs habitudes.

Ils sont pourtant plus nombreux à accepter de travailler aux jours de congés:  pour autant, ça ne représente guère que de 2 à 3 % de la population. Et là on voit qu’il y a une forte majorité parmi les jeunes qui ne veulent même pas entendre parler de journée de solidarité supplémentaire en faveur des seniors rattrapés par la dépendance. Pour eux, la journée de  solidarité à la Pentecôte c’est déjà beaucoup, quand bien même elle n’est que partiellement observée...Ce qui fait qu’on avance guère sur le sujet. 

Mais les dépenses en direction des personnes vont de toute façon augmenter  et reposer la question des journées de solidarité. 

Au point que ni l’Etat ni les départements ne seront en mesure de couvrir l’intégralité des frais que représente la dépendance qui monte inévitablement avec la démographie. Ils n’y contribuent d’ailleurs aujourd’hui qu’à raison de 45 %. Les retraités, on le sait peu, du moins pour ceux qui sont imposables, participent aussi à l’effort de solidarité. On n’est donc pas dans un schéma unique d’aide générationnelle où les personnes âgées seraient assistées par les nouvelles générations. En réalité,   ce sont les familles aujourd’hui qui doivent mettre la main à la poche pour combler l’écart.  Du coup, l’idée de passer de une à deux, voire trois journées de solidarité a le vent en poupe. Mais encore faudra-t-il convaincre ! L’une des meilleures approches consistant à présenter ces journées comme le moyen d’éviter un impôt ou toute autre taxe…Seulement  une contribution qui soit réellement solidaire.  A l’évidence l’exercice n’est pas facile car il faudrait encore que l'on soit assuré que les fonds soient effectivement versés aux personnes âgées. Mais on ne voit guère d’autres choix alternatifs pour l’instant sauf à privilégier des formules d’assurance dès l’entrée dans la vie active, dont le coût resterait à déterminer. C'est aussi en discussion.

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