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D'autres cryptomonnaies privées vont concurrencer le Bitcoin sans aucune garantie des Etats.

Les cryptomonnaies sont à l'affiche du G 20 de Buenos Aires

3 min
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Les Etats de plus en plus tentée par la régulation à l'échelle internationale.

D'autres cryptomonnaies privées vont concurrencer le Bitcoin sans aucune garantie des Etats.
D'autres cryptomonnaies privées vont concurrencer le Bitcoin sans aucune garantie des Etats. Crédits : Jean-Luc Flemal / Belga - AFP

Il s’agit d’une première pour un G 20 qui réunit les ministres des Finances des principales économies dans le monde : plancher sur les cryptomonnaies. C’est, avec le protectionnisme, l’un des points qui est porté à l’ordre du jour. Au cœur des débats : faut-il ou non réguler ces monnaies virtuelles,  et si oui comment ?  

Que faire devant l’expansion de ces monnaies virtuelles - elles n’ont pas d’autres consistance que des lignes d’algorithmes rentrées dans des fichiers de données -elles ne sont pas tangibles, ce qui ne les empêche pas de se multiplier. On n’a aujourd'hui à la bouche que le bitcoin, parce que c’est la monnaie virtuelle qui a connu l’essor le plus fulgurant, le plus impressionnant par les masses de capitaux qu’elle a déplacée, mais  on en compte près de 1500 dans le monde ! Certaines qui  ne représentent que quelques dizaines de millions de dollars, mais au bout du compte, lorsqu’on additionne leur puissance financière cela représente tout de même quelque 300 milliards d'euros !

C’est tout de même fort peu à l’échelle des états qui, avec les banques centrales, contrôlent la monnaie.

C’est à voir : il y a ceux qui relativisent : 300 milliards, qu’est-ce que cela représente face aux 7 500 milliards de la zone euro. Sauf que la progression des cryptomonnaies s’est fortement accélérée en 2017, et qu’elle commence à peser financièrement. Il n’est plus possible de les considérer comme un phénomène marginal. C’est ce qu’ont compris les Etats : certains ont même pensé en tirer un avantage : des petits états, type Estonie pour qui une cryptomonnaie pourrait avoir un rôle complémentaire de leur devise nationale et le Vénézuela est allé  jusqu'à en créer une de toute pièce : le petro à côté de la devise nationale, le bolivar. Mais c’est l’exception : la plupart, au nombre desquels ceux  de la zone euro, Royaume Uni, Allemagne, France,  se montrent très méfiants : ils penchent pour un système de régulation…

Une régulation peut paraître assez compliquée du moins à l’échelle internationale.

Pourtant indispensable dans la mesure où les monnaies virtuelles traversent les frontières. Quelles sont suspectées de couvrir des activités illégales de blanchiment d’argent : c’est d’ailleurs le principal reproche qui leur est fait par la commission européenne…Elle y voit un véhicule de l’évasions fiscale. Suspectes ces monnaies au point que la Chine et la Corée du sud ont voulu interdire des levées de fonds les concernant et fermé des plateformes d’échanges. Pas si simple pourtant : si les banques centrales les regardent de travers, des banques privées, elles, les guettent du coin de l'oeil. Elles s'y intéressent vraiment…Du coup, l’idée qui chemine c’est de réguler. 

Comment parvenir à une véritable régulation des cryptomonnaies ?  

C’est tout l’enjeu de ce G20 . On est aujourd’hui sur des pistes de réflexion. Parmi ces pistes celles de la banque de France. Elle ne parle pas de cryptomonnaie, mais  d’actifs financiers : des crypto-actifs, mais en les rangeant dans cette catégorie spéculative,  on élimine le problème de la convertibilité.  Pas de garantie à attendre des institutions publiques.  En revanche, il serait possible d' instaurer une taxation sur leurs revenus mobiliers. Vu comme cela les états pourraient voir le phénomène autrement…  Ce qui ne veut pas dire qu’ils tomberont rapidement d’accord au G 20 sur les règles de régulation. 

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