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Avec 74 % de salariés optimistes, la France est à la traîne de l'Europe.

Les salariés français s'affichent comme les moins optimistes d'Europe

2 min
À retrouver dans l'émission

Un phénomène assez diffus dans l'opinion, quelle que soit la conjoncture.

Avec 74 % de salariés optimistes, la France est à la traîne de l'Europe.
Avec 74 % de salariés optimistes, la France est à la traîne de l'Europe. Crédits : Caia Image - AFP

Qui sont les salariés les moins optimistes en Europe ? Ce sont les Français d’après un sondage effectué par le cabinet de ressources humaines ADP auprès d’une population de 9000 employés en Europe. Que les salariés français soient les moins optimistes de la classe européenne, c’est en effet une constante quand bien même cela s’est un peu amélioré  avec un gain de trois points par rapport à l’année dernière, mais la France n’en termine pas moins à la dernière place, derrière le Royaume Uni, l’Italie et assez loin des Pays-Bas, les mieux classés de l’Europe.  Bien évidemment ces chiffres sont à prendre avec précaution car il peut suffire d’un événement type élection pour provoquer des fluctuations. Mais globalement les salariés français sont moins nombreux à croire dans l’avenir de leur entreprise alors qu’en même temps ils sont très majoritairement confiants dans leurs compétences, à 86 % d’entre eux.

A croire que l’amélioration de la conjoncture et de la situation des entreprises n’a guère d’effet sur le moral des salariés...

C’est aussi ce que l’on pouvait déduire d’une précédente étude, celle du cabinet Korn Ferry en 2017 qui montrait que seuls 60 % des salariés français croyaient au succès de leur entreprise dans les années proches. Loin derrière les Espagnols. Des chiffres qui sont aussi à mettre en relation avec les taux de croissance : la même étude montrait que dans les pays où elle accélère, Slovénie, Roumanie, l’optimisme des salariés grimpe aussi. Mais ce n’est là qu’une clé d’explication. Le niveau de vie, on pourrait le penser pourrait jouer aussi a priori, or finalement il n’apparaît pas déterminant. C’est davantage la perception d’une dégradation des conditions de travail  et des inégalités qui semble alimenter  une part de ce pessimisme. 

Une autre étude le montre, près d’un salarié sur deux déclare être confronté directement ou soit par un proche, à une situation de burn-out, plus d’un tiers d’un manque de reconnaissance de l’encadrement. Ils sont aussi nombreux, un sur 2 à estimer que leur entreprise ne prend pas suffisamment en compte le bien-être au travail.Cela aussi  avec l’impression d’inégalités salariales, contribue fortement à générer du pessimisme…

Mais cette persistance du pessimisme n’est pas l’exclusivité des salariés ! 

Absolument. Il est d’ailleurs assez répandu, à parcourir les enquêtes d’opinion, plus accentué chez les seniors que chez les jeunes, bien ancré dans les classes moyennes, ce qui signifie qu’on est pas dans un schéma manichéen. En fait il apparaît assez diffus. Ce que montre d’ailleurs l’une des dernières enquêtes réalisée par l’Ifop réalisée en fin d’année 2017 suivant laquelle 59 % de personnes interrogées se disaient  pessimistes sur l'avenir de la France... Ce que certains interprètent comme une attitude plus  culturelle qu’économique.

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