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Une économie fragilisée après quatre semaine de barrages.

Quel bilan, quels projets en Guyane un an après le grand mouvement social ?

3 min
À retrouver dans l'émission

Un avenir suspendu entre Assises des Outre-mer et Etats-généraux de Guyane.

Une économie fragilisée après quatre semaine de barrages.
Une économie fragilisée après quatre semaine de barrages. Crédits : Jody Amiet - AFP

Quelle perspective pour la Guyane, un an après le grand mouvement social qui a paralysé ce département d’outre-mer pendant près d’un mois ? Un conflit social parti d’une demande de rattrapage avec les autres territoires. On se souvient que les participants n’avaient accepté de renoncer aux barrages qu’en contrepartie d’un plan d’urgence. Un plan qui avait été signé entre le préfet et plusieurs acteurs, les représentants d’un collectif, les parlementaires guyanais et  ceux de la collectivité territoriale… Ils avaient signé  au moment où l’on disait que la région  était à bout de souffle. Il fallait réamorcer le développement, trouver les moyens de le faire pour une population de 250 000 personnes , ayant doublé en quelques décennies,  une population jeune : les moins de 30 ans représentant 70 % des habitants, et sous la pression d’une forte immigration clandestine des pays voisins… Et puis un chômage qui a beaucoup augmenté. C’est alors que beaucoup d’observateurs ont compris qu’il fallait agir vite : ce qui a abouti aux accords de mai 2017.

En est sorti  un plan d’un peu plus d’un milliard auquel devait s’ajouter d’autres financements…

Oui, déjà le déblocage d' un peu plus d'un milliard d'euros afin de construire, entre autres, des lycées et collèges, une cité judiciaire, doubler des axes de circulation, investir….  Et  au-delà, ce plan étant  assorti d’un plan additionnel … Un projet de plan en fait,  à examiner de part et d’autres ...Pas de réponse catégorique de l’Etat, vu la complexité de la situation avec des collectifs qui s'étaient créés par métiers et par zones géographiques. Retour donc à la concertation autour de ce qu’on a appelé le projet Guyane, à charge pour les intéressés d’apporter des propositions. 

Jusqu’à la venue d’Emmanuel Macron fin octobre qui a été assez mouvementée. 

Le président qui avait refusé, je cite, de jouer le père Noël, renvoyant les protagonistes à leurs responsabilités.  L’ébauche du plan additionnel s’est transformé à Cayenne en une série d’annonces autour d’aides sectorielles à l’économie dans l’éducation, la santé, les filières du bois, de la mine, l’appel à intégrer les réformes économiques dans l’aménagement du territoire.  Des réponses à la montée de l’insécurité aussi en renforçant les effectifs de gendarmerie. Et de renvoyer ses interlocuteurs guyanais aux Assises des Outre-mer comme pour les autres territoires, et aux Etats-Généraux de Guyane. 

Et aujourd’hui beaucoup reste à faire !

Beaucoup, avec ce paradoxe d’une région qui est riche de ressources naturelles, au carrefour d’échanges commerciaux avec le Mercosur et l’Europe, mais qui n’en profite guère faute d’avoir investi suffisamment,  modernisé ses équipements industriels, des ports trop modestes, une flottille de pêche ancienne… Où l’on se renvoie la responsabilité : La métropole ne fait pas  assez pour les uns qui  agitent la loi égalité réelle des outre-mers…Là n’est pas le problème pour les autres qui  répondent que c’est surtout grâce à la commande publique que la Guyane s’en sort.  Entre les deux, c’est la piste du dialogue qui est censée  désamorcer les foyers de contestation. Vous le voyez, on n’est pas sur un scénario de sortie de crise linéaire, et chacune de  ces étapes prend du temps.

Crédits : Visactu
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