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La France en quête d'un nouveau  cap stratégique avec l'Australie.

Quel nouveau partenariat économique avec l'Australie ?

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À retrouver dans l'émission

Emmanuel Macron propose de franchir le cap d'une coopération renforcée.

La France en quête d'un nouveau  cap stratégique avec l'Australie.
La France en quête d'un nouveau cap stratégique avec l'Australie. Crédits : Serge Attal - AFP

Le déplacement d’Emmanuel Macron en Australie se poursuit avec la signature prévue  de plusieurs contrats de coopération dans la santé, la Défense et la recherche. L’objectif annoncé est de faire de la France un partenaire économique plus présent.  L’Australie  fait partie des destinations Lointaines, peu visibles malgré sa taille, sur le plan économique. Il n’empêche que ce pays, s’il n’apparaît pas parmi nos grands partenaires commerciaux, figure tout de même dans les cinq Etats avec lesquels on dégage des excédents commerciaux. A peu près autant que l’Algérie. L’Australie nous livre surtout des produits de ses mines, notamment du charbon, des oléagineux, la France lui fournit surtout des équipements aéronautiques, militaires, des médicaments, cosmétiques, et articles de luxe…

Le volume des échanges paraît tout de même assez marginal comparé avec les échanges de l’Australie avec ses voisins du Pacifique

Mais ce n'est plus vraiment le cas, quand bien même les Chinois,  à eux seuls représentent le tiers de ses échanges, suivis des Japonais, des Coréens…La Thaïlande est aussi dans les premières places. L’importation de camions et automobiles compte pour beaucoup, mais l’Australie, qui n’a pas subi la crise financière de 2008, a aujourd’hui besoin de se diversifier en important davantage d’ailleurs : beaucoup des Etats-Unis, beaucoup d’Allemagne aussi…Ce qui l’amène à resserrer ses liens avec les Européens…Pour ce faire, elle a multiplié les accords commerciaux, elle veut développer les accords de libre échange avec l'Europe…et vise à se rapprocher sérieusement de la France, surtout pour les technologies militaires. Et cela en tournant le dos à des décennies de méfiance qui se sont progressivement estompées depuis la fin des essais nucléaires…C’est comme cela que les relations économiques se sont réchauffées sous le quinquennat de François Hollande. Il s’est rendu sur place pendant son mandat et a vanté les matériels militaires français. Particulièrement les sous-marins : plus grands que les modèles allemands, mieux adaptés aux besoins de l’Australie, des commandes qui se chiffrent en milliards, ça compte beaucoup pour les Australiens qui doivent surveiller des milliers de km de côtes.  

Des échanges qui s’accompagnent aussi d’investissements sur place ?

Cela est assez caractéristique d’un changement de situation. Bien évidemment que l'Australie reste à dominante anglo-saxonne, mais sous le coup du Brexit, elle revoit aussi ses liens avec Londres, et les clauses commerciales...Ce qui  ne l’empêche pas, au contraire, de s’ouvrir à une présence française qui est en train de dépasser les 100 000 personnes,  et qui génère au passage de l’emploi. Ils y viennent pour construire des lignes ferroviaires, participer à des chantiers portuaires. Un  tiers de grosses sociétés, au nombre desquels Bouygues, pour des constructions de tunnels, de routes et de métro…..Et deux tiers de Pme. L’ensemble de ces  chantiers, ça représente un volume d’affaires d’une vingtaine de milliards.  De là à voir dans l’Australie une grande terre d’investissement pour la France, c’est encore à confirmer. Pour l’instant,  on voit qu’il y a un courant porteur que l’exécutif essaie de pousser un peu plus loin…

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