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Les commerçants indépendants sont d'accord pour rendre les soldes plus attractives et ranimer les centre-villes.

Les soldes, un modèle économique sous pression

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Comment ranimer une formule qui reste populaire ?

Les commerçants indépendants sont d'accord pour rendre les soldes plus attractives et ranimer les centre-villes.
Les commerçants indépendants sont d'accord pour rendre les soldes plus attractives et ranimer les centre-villes. Crédits : Sébastien Jarry - Maxppp

Les soldes sont-ils encore utiles ? ils débutent aujourd’hui pour une durée de six semaines. Mais plus pour longtemps car ils doivent être ramenées à quatre semaines. L’objectif étant de les dynamiser d’après le gouvernement. Seraient-t-ils en déclin ? C’est ce qu’on entend, une rumeur suivant laquelle ils n’auraient plus la cote. Pourtant, les chiffres de fréquentation l’attestent : trois Français sur quatre participent aux soldes. Dans l’habillement, ils génèrent 21 % du chiffre d’affaires. Huit femmes sur dix, contre sept pour les hommes, des achats de vêtements en priorité, articles de sport ensuite, assez loin devant les rayons hygiène, ameublement et décoration… Les soldes continuent donc d’attirer le client, et l’acheteur continue de débourser des sommes importantes, avec un panier moyen de 200 euros...Mais pas toujours très intéressants pour le commerçant, du fait que les ventes privées qui les précèdent progressent à toute allure. Du coup, les commerçants doivent consentir des rabais encore plus importants afin d’ attirer. Ils le peuvent puisque les soldes, c’est le seul moment où ils peuvent vendre à perte, à ceci près que ce n’est pas l’objectif non plus que de vendre à perte !

La concurrence des ventes privées se confirme, alors qu’elles-mêmes rivalisent avec la montée des achats en ligne.

C’est là qu’on assiste à des déplacements de population puisqu’ on tourne autour de 23 % de ventes privées...Dès le premier jour s’élève un pic de fréquentation dans ces ventes privées, au moins qui s’en réclament. Dans le textile désormais toutes les enseignes s’y sont mises…Elles font office de pré-soldes  ces ventes sur invitations: quand bien même ce ne sont pas des soldes car on n’est pas censé trouver le prix d’origine sur l’étiquette. Et parallèlement, elles drainent une clientèle, surtout parmi les millenials, qui achètent à partir de leurs smartphones. Cela évolue avec des chiffres de croissance rapide à plus de 40 %. Dans le secteur de la confection l’institut de la mode estime que la vente en ligne capte désormais 17 % des ventes. On voit que c’est une tendance forte. 

Autrement dit les soldes se retrouvent sous pression de tout côté !

Ce qui explique la demande de les raccourcir, de les lancer plus tôt qu’à la veille des vacances d’été, d’en faire , comme à l’origine, un événement  le plus festif possible, à ceci près qu’entre les grandes enseignes et les petits commerçants on ne voit pas les choses à l’identique sur les périodes d’ouverture. Entre ceux qui voudraient disposer de la liberté d’organiser des soldes à leurs convenances et les autres. Organiser un « Black Friday » ou comme outre-Manche un « Boxing Day » à la française…Sortir du système de soldes par périodes fixes très encadrées…Se rapprocher du modèle européen. Encore faudrait-il trouver un accord entre les professionnels de la vente. En l’état, c’est un raccourcissement de période qui se dessine, sur quatre semaines...Ce modèle, on ne devrait pas l'abandonner mais au moins le réaménager avant d’autres mutations probables qui puissent aussi ranimer les centre-villes.

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