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Stéphane Richard, candidat pour un troisième mandat, a soigné sa communication.

Les chantiers de Stéphane Richard pour diversifier Orange

2 min
À retrouver dans l'émission

Un patron à la fibre sociale en connexion avec l'Etat.

Stéphane Richard, candidat pour un troisième mandat, a soigné sa communication.
Stéphane Richard, candidat pour un troisième mandat, a soigné sa communication. Crédits : Eric Piermont - AFP

C'est un troisième mandat qui se profile pour Stéphane Richard. Le PDG de l'opérateur téléphonique Orange devrait être renouvelé dans ses responsabilités à l'issue de l'assemblée générale qui se tient aujourd'hui à Paris. Celui qui a ramené la paix sociale dans le groupe doit maintenant démontrer sa capacité à accélérer le développement, et pas uniquement sur son premier marché, qui est national, en surfant sur une montée des abonnements qui combinent les services fixes et mobiles ...Il est aussi de plus en plus attendu sur l'international. Pas seulement l'Espagne où il est très bien implanté et où   l'adoption de la fibre est plus rapide que dans l'Hexagone, mais un peu partout et notamment en Afrique et au Moyen-Orient.  Cette orientation vers l'international, on pourrait penser qu'elle va de soi pour un grand opérateur, or le fait est que le groupe peine à grandir, notamment en Europe, alors que l'Etat le pousse à nouer des alliances avec ses voisins. C'est dans la logique du gouvernement qui est d'encourager des champions industriels européens par des rapprochements. Et dans le même temps, Orange a compris que son avenir passait par une diversification des ses activités : c'est la raison du lancement d'Orange Bank qui a gagné quelques 100 000  clients en quelques mois. Ce sont aussi des investissements dans la cybersécurité, et dans l'innovation avec environ 200 brevets déposés par an. 

Pour autant, c'est davantage l'image d'un patron social qui colle à la peau de Stéphane Richard !

On se souvient qu'il a pris la tête du groupe après une vague de suicides qui avait  précipité le départ de son prédécesseur... Et pour cause, c'est lui qui a rétabli la confiance dans un groupe qui avait tenté de se restructurer  à la hussarde. Les syndicats le reconnaissent :  il a remis l'entreprise en marche. Il s'est montré fédérateur comme le note le représentant de la CFE-CGC Sébastien Crozier, distribuant au passage des actions gratuites peu après son arrivée, et faisant entrer des femmes au comité exécutif du groupe. Cela ne veut pas dire qu'il ait renoncé aux restructurations, et aux suppressions d'emploi au sein d'un groupe qui compte plus de 150 000 personnes dans le monde, mais en le faisant de manière progressive et en cultivant une image moins bling bling que certains patrons à l'affiche ...Pas de retraite chapeau en vue, et des relations discrètes avec le pouvoir. Dans la limite tout de même de l'exercice d'un grand patron à la tête d'un  groupe où l'Etat détient 23 % des actions. L'appui de l'Etat reste indispensable pour le dirigeant d'une entreprise qui véhicule l'image d'une société parapublique. Et il l'a obtenu, de Nicolas Sarkozy à Emmanuel Macron en passant par François Hollande.  Seule ombre au tableau;  les dommages que pourrait lui causer le procès Bernard Tapie par ricochet pour le rôle qu'il aurait joué en tant que chef de cabinet de Christine Lagarde à l'époque des faits qui ont alimenté un lourd contentieux

Grand patron, peut-être mais pas sans risque !

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