LE DIRECT
La Chine a su faire fructifier les transferts de technologie pour se hisser au premier rang de la construction d'EPR.

Comment la Chine monte en puissance sur le créneau des réacteurs nucléaires

2 min
À retrouver dans l'émission

Mais EDF ne renonce pas à équiper la planète.

La Chine a su faire fructifier les transferts de technologie pour se hisser au premier rang de la construction d'EPR.
La Chine a su faire fructifier les transferts de technologie pour se hisser au premier rang de la construction d'EPR. Crédits : Eyepress News - AFP

C’est une nouvelle étape que la Chine vient de franchir avec le démarrage du premier EPR au monde à Taishan. Elle devance ainsi les projets français, finlandais, britanniques et indiens. La France,  qui devait lancer le sien en premier, celui de Flamanville, se trouve distancée par les Chinois, mais au vu de l’accumulation des retards elle pourrait se retrouver à la dernière place. On estime que le chantier lancé par Areva d’Olkiluoto en Finlande a plus de chance d’entrer en activité plus tôt ! En même temps on peut parler de soulagement :  EDF, détenant 30 % de la co-entreprise avec la compagnie chinoise CGN, la mise en œuvre du réacteur est accueillie comme une excellente nouvelle pour la filière. La démonstration que ce type de réacteur a de l’avenir quand bien même là-aussi il aura fallu compter avec une succession de contretemps. Au moins quatre ans de retard. La faute notamment à des défauts  détectés sur des équipements.  

Pour les Chinois qui avaient été les derniers à se lancer dans la construction d’un EPR, c’est une réussite !

Avec ce chantier de Taishan, le premier réacteur dit de la troisième génération  qui montera en puissance jusque fin juillet. C’est ensuite qu’il sera connecté au réseau électrique chinois. Puis  doit venir le second EPR prévu à la mi-2019 :  ce chantier qui va servir de vitrine pour la Chine dans son développement...Le fait qu'elle ait doublé ses investissements dans le renouvelable ne signifie pas que la Chine renonce à se poser en puissance  mondiale sur ce marché stratégique des réacteurs EPR de la troisième génération.

EDF est aux avant-postes sur d’autres chantiers, notamment celui de Hinkley Point au Royaume Uni.

Au Royaume uni où il est associé au même groupe chinois mais en position de leader. Ce méga chantier qui doit s’achever en 2025, s’il n’y a pas de retard, comme cela s’est répété sur les autres. Et qui dit retard dit surcoût. Pour le seul chantier de Flamanville, qui souffre encore de défauts de soudures sur des tuyauteries, la facture a quasiment triplé jusqu’à dépasser les 10 milliards d’euros.   Le défi pour EDF, c’est de prendre appui sur le démarrage réussi de Taishan afin de se poser sur d’autres chantiers dans le monde, comme pour celui de l’Inde qui envisage de construire quelques 6 réacteurs, mais aussi avec l’Arabie saoudite. Tout cela figure dans ses objectifs en sachant que rien n’est gagné d’avance  non seulement face aux réacteurs américains de Westinghouse ou japonais de Toshiba,  mais aussi face aux Chinois qui se mettent à construire leurs propres réacteurs. 

Une page  est ainsi en train de se tourner : celle  des transferts de savoir-faire pour passer à la maîtrise technologique.

L'équipe

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......