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"Je ne suis pas sûr que la Silicon Valley aurait connu le même destin sans les commandes de l'Etat américain..." a déclaré Edouard Philippe pour appuyer son projet d'innovation en direction des startup.

Edouard Philippe met le cap sur les start-up innovantes

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Comment rendre mieux visible la main de l'Etat dans l'innovation ?

"Je ne suis pas sûr que la Silicon Valley aurait connu le même destin sans les commandes de l'Etat américain..." a déclaré Edouard Philippe pour appuyer son projet d'innovation en direction des startup.
"Je ne suis pas sûr que la Silicon Valley aurait connu le même destin sans les commandes de l'Etat américain..." a déclaré Edouard Philippe pour appuyer son projet d'innovation en direction des startup. Crédits : Fanatic Studio - AFP

La stratégie du gouvernement sur le terrain de l’innovation se précise. Hier en déplacement à Metz, Edouard Philippe a installé de nouvelles instances pour l’encourager. Il a aussi lancé un nouvel   outil de financement des start-up issues du monde de la recherche : le fonds "French Tech seed" doté de 400 millions d’euros.   Comment s’y retrouver dans cette succession d’annonces ? Il est vrai que ça fait beaucoup de sigles et chiffres qui tombent en même temps entre le grand plan d’investissement lancé en septembre : un plan de 57 milliards d’euros  et le fonds pour l’innovation et l’industrie , doté de 10 milliards, on s’y perd…D’autant plus qu’il faut du temps pour alimenter de tels fonds et que, entre temps, il y a le programme des prédécesseurs qui se poursuit :  celui lancé par Nicolas Sarkozy, repris mais remanié sous François Hollande, le programme des investissements d’avenir…Il a dix ans, il continue, il faut aussi l’évaluer…Et dans ce concert d'annonces il y a celles qui sont  dirigées vers les start-up. Avec leur profils d’enfants chéris de l’innovation. Evidemment, il y a de quoi s’y perdre dans la répartition des actions et la distribution des fonds.

Ce qui expliquerait la mise en place d’un conseil pour l’innovation…

Il doit se réunir le mois prochain afin de déterminer les secteurs prioritaires notamment dans la santé , les mobilités, la transition climatique. Mais, entre ces programmes qui sont lourds, qui s’élaborent en présence de représentants de la recherche et d’industriels, il y a les actions plus immédiates qui peuvent se faire autour des jeunes pousses industrielles. Elles ont besoins de fonds importants non seulement au départ, mais avant leur démarrage : ce qu’on appelle les fonds d’amorçage et de pré-amorçage. L’idée est ainsi de compléter la stratégie d’innovation sur l'impulsion de l'investissement public. Et ça se décline en programmes spécifiques aux appellations anglo-saxonnes: deep tech, French tech seed…Pour beaucoup ça consiste à permettre de petites levées de fonds de start-up issues d’organismes de recherche par exemple.

En complétant les dispositifs d’aide à l’innovation, que vise le gouvernement ?

A relancer le financement en capital de sociétés au stade de la création. De l'avis général, elles sont fragiles. Ce qui se pratique du reste déjà mais en intervenant de manière indirecte, l’Etat se met en position de contrôler plus aisément les secteurs qu’il juge prioritaire.En fait, on est sur une extension et une accélération de programmes qui fonctionnent pour partie avec BPI France, ses bourses French tech, ses partenariats régionaux, subventions, prêts, avances remboursables, c’est selon. 

Mais les start-up peuvent aussi se tourner vers des groupes privés pour innover !

Ce qu’elles font de plus en plus en s’adossant à de grands groupes : elles apportent leurs matière grise en échange de capacités logistiques et financières. Encore faut-il qu’elles soient repérées, qu’elles trouvent un investisseur pouvant garantir le long terme, ce qui n’est pas toujours le cas !  Le pari du gouvernement, c'est par des investissements publics ciblés vers des start-up en devenir, de les mettre en condition de réussir.

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