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La FIAC au niveau des grandes foires de l'art contemporain sur un marché rajeuné et très financiarisé.

Le marché de l'art contemporain: plus international, plus concentré aussi

3 min
À retrouver dans l'émission

La 44 ème édition de la FIAC fait figure de grand rendez-vous culturel et commercial de l'art contemporain.

La FIAC au niveau des grandes foires de l'art contemporain sur un marché rajeuné et très financiarisé.
La FIAC au niveau des grandes foires de l'art contemporain sur un marché rajeuné et très financiarisé. Crédits : Léon Tanguy - Maxppp

En raison d'un mouvement de grève ce 19 octobre, cette émission n'est pas disponible à la réécoute.

Le coup d’envoi, hier, de la FIAC, la Foire internationale d'art contemporain a été donné à Paris au Grand Palais. Le climat est déjà meilleur que l’an dernier, la manifestation a retrouvé son lustre avec 193 galeries présentes. Elle rayonne sur plusieurs espaces et le moral des professionnels remonte. Pour autant, ce n'est pas l'euphorie non plus d'après la directrice de la FIAC. Et pour cause, beaucoup de galeries ont fermé en Europe, moins à Paris, mais cela signifie que le modèle économique des galeries est quelque peu fragilisé. Même si l’environnement a considérablement bougé, La FIAC fait partie des grandes manifestations dédiées à l’art contemporain. Elle a changé de visage : en quelques années elle est effectivement devenue très internationale: en plus de l'Amérique, de l’Asie, de l’Inde, l’Afrique y est de plus en plus présente. Rayonnement international au point que les petites galeries françaises estiment ne pas bénéficier de suffisamment de visibilité, qu’elles mériteraient davantage, tout comme les artistes régionaux en général. Mais de fait, c’est le rendez-vous d’automne de l’art contemporain, après celui de Bâle, qui fait référence, et la biennale de Venise où se font les cotes. Quand arrive la FIAC, on peut dire que les jeux sont faits.

Les grandes maisons de l’art jouent un peu comme un baromètre des tendances sur le marché de l'art contemporain

Ce sont elles qui captent l’essentiel des ventes : on estime que les 2O opérateurs les plus importants s’adjugent 70 % du marché. Les trois enseignes les plus connues : Chritie's, la maison londonienne dont est propriétaire François Pinault, est présente dans une trentaine de pays, Sotheby's, Artcurial, ensemble ces maisons détiennent près de 4O % du marché. En France, la plus connue des aînés, Drouot, résiste tant bien que mal…C’est dire qu’on assiste à un mouvement de concentration depuis une demi-douzaine d’années. Un mouvement qui fait craindre une uniformisation sur un marché où d’une foire à l’autre certains ont parfois le sentiment de retrouver les mêmes. Au risque d'une culture de l'entre-soi. On aurait beaucoup gagné en internationalisation, pas forcément en diversité.

Mais ce n’est pas ce qui empêche les acheteurs d’investir dans l’art: A des prix qui vont de 5000 euros avec des pics qui peuvent aller à la centaine de millions, voire davantage, quand bien même le marché parisien, lui, est considéré comme le moins spéculatif. Les œuvres de plus de 25 000 euros ne représentent que 10 % des lots proposés, mais c’est sur ces 10 % que se réalise l'essentiel des chiffres d’affaire . En tout cas c'est l’un des rares investissements qui continue d’échapper à une forme d'imposition sur la fortune. On connaît les principales raisons invoquées : ça dissuaderait les acheteurs de passer à l’acte, et ce n'est pas à l'administration de se mêler du prix de l'art. En plus de cela, ça handicaperait les musées, faute de moyens suffisants, dans leurs acquisitions ! De là à induire qu’il s’agit d’un investissement réellement productif, la démonstration reste à faire.

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