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La monnaie européenne a retrouvé des couleurs depuis la présidence de Donal Trump.

L'euro continue de reprendre des couleurs face au dollar

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La monnaie européenne a progressé de 14,6 % face au dollar en 2017.

La monnaie européenne a retrouvé des couleurs depuis la présidence de Donal Trump.
La monnaie européenne a retrouvé des couleurs depuis la présidence de Donal Trump. Crédits : Julio Pelaez - Maxppp

Jusqu’où ira l’euro dans sa remontée ? Même si la monnaie européenne a légèrement reculé hier, elle ne cesse de gagner du terrain depuis un an par rapport au dollar . Qui est finalement gagnant entre l’euro et le dollar ? C’est  vrai que la question se pose. D’autant plus que l’an dernier, à la même période, la plupart les analystes pariaient plutôt pour un autre scénario : celui d’une parité avec le dollar. On en était assez proche, après trois années de baisse de l'euro… Et Juste après l’élection de Donald Trump, l’euro avait encore dévissé…Et puis, c’est le mouvement inverse qui s’est produit. Le billet vert s’est apprécié de mois en mois. Entre temps, il est vrai que le président des Etats-Unis s’était plaint d’un dollar trop fort, avec une pointe sentimentale : « quand je vois les conséquences pour nos entreprises, ça me fait mal ». Et de fait, le cours du dollar est parti à la baisse, comme jamais vu depuis 2002, puisqu’il a perdu près de 15 % par rapport à l’euro en un an. Mais il a aussi perdu face aux principales devises dans le monde. En tout cas la plupart. Comme si l’on changeait d’époque monétaire.  

Avec un dollar plus faible l’Amérique se renforce à l’export, mais à certaines conditions.

C’est a priori profitable aux Etats-Unis dans la mesure où l’écart n’est pas trop prononcé avec les autres devises : au-delà on peut y voir le signe d’une montée des doutes sur la capacité des Etats-Unis à générer durablement de la croissance et à profiter de la réforme fiscale de Donal Trump. Question de mesure : on s’aperçoit que les mandats républicains coïncident avec des périodes où le billet vert s’affaiblit, alors que pour les présidences démocrates, c’est l’inverse. Surprenant à première vue, mais pas tant que cela du fait que les Républicains privilégient ce faisant une forme de  dévaluation compétitive :  Ils peuvent vendre à meilleur prix, davantage, et réduire le chômage, et ils attendent un regain d’inflation pour stimuler la croissance…Sauf que l’inflation reste poussive,  du coup l’accélération économique n’est pas au niveau des attentes de l’administration Trump. 

Des incidences diverses pour les pays de la zone euro. 

Un dollar plus faible permet notamment aux Européens de payer moins cher les matières premières. Comme elles sont libellées en dollar,  lorsqu'il baisse, les Européens sont gagnants. C’est aussi favorable pour faire entrer des capitaux, comme c’est le cas aujourd’hui : des investisseurs parient sur un euro qui se renforce.  En contrepartie, ça renchérit le cout des produits européens à l’exportation, mais ce n’est  vraiment sensible qu’au-delà d’un certain seuil. Autour de 1,20 contre dollar comme actuellement, c’est supportable. Ce n’est qu’au moment où l’on arrive dans la dizaine supérieure : 1,30 et  plus qu’il y a du souci à se faire.  Cela a été un véritable problème pour les Européens il y a quelques années, lorsque l'euro est passé à 1,40 puis 1,50 contre dollar en quelques mois.  Ce n'est pas ce scénario qui devrait se reproduire, mais la tendance est bien à une remontée progressive.

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