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Clemens Fuest, le nouveau président de l'IFO, observe une nette amélioration du climat des affaires dans le monde.

Le climat des affaires au plus haut dans le monde

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Les chefs d'entreprise plus confiants et plus optimistes.

Clemens Fuest, le nouveau président de l'IFO, observe une nette amélioration du climat des affaires dans le monde.
Clemens Fuest, le nouveau président de l'IFO, observe une nette amélioration du climat des affaires dans le monde. Crédits : Marc Mueller - Maxppp

Le climat des affaires est au plus haut dans le monde. C’est ce que vient de révéler l’institut de recherche économique  IFO, installé à Munich, en interrogeant les chefs d'entreprise. C’est une manifestation de plus de la meilleure santé des entreprises dans le monde. Tous les pays, ou presque, en profitent. Le phénomène d’amélioration est bien général au point de noter qu’on a atteint un pic depuis 2011. On voit notamment qu’en Amérique latine, les dirigeants d’entreprise sont redevenus globalement optimiste. On voit qu’au Moyen Orient, après la descente des économies sous le coup de la  chute des  prix du pétrole,  on s’est remis à espérer.  On voit aussi que les Etats-Unis et l’Europe s’inscrivent dans des dynamiques de plus en plus favorables, et que les économies asiatiques sont mieux orientées, comme celles des pays émergents en général.  Ces convergences sont d’autant plus intéressantes à observer qu’elles donnent un reflet des jugements partagés par des chefs d’entreprises qui regardent leur carnet de commandes, mais aussi leur bilan et et livrent leur degré de satisfaction.  Fait surprenant, ils s’attendent à un ralentissement du commerce dans le monde, mais sans manifester d’inquiétude. On a cette impression qu’avec 2017, on a partout rompu avec un vent de  pessimisme, au moins d’attentisme qui persistait depuis 2015.  Il y a une envolée qui se confirme depuis les premiers mois

Le jugement des chefs d’entreprise confirme les estimations de croissance des organisations internationales.

On peut y voir une grande proximité dans les diagnostics et les attentes aussi. Le rapprochement le plus significatif étant sans doute celui qui se dessine entre les Etats-Unis et l’Europe. L’OCDE observait à l’arrivée de l’automne un mouvement de synchronisation entre les grandes économies, un mouvement qui n’avait pas été observé depuis longtemps. Aucune des principales économies qui soient en récession depuis 2008.  Ce qui ne signifie pas que toutes les économies aient complètement récupéré. En revanche elles sont bien sorties du marasme qui s’en était suivi. 

Sur ces parcours économiques, l’Europe est en passe de doubler les Etats-Unis, alors que la zone euro était moins vaillante économiquement. L’accélération se lit tout au long de l’année, ce qui donnerait un rythme de 2,2 % sur 2017 selon les prévisions de la Commission européenne. Elle pourrait dépasser les Etats-Unis ! Ce qui ne s’était pas vu depuis longtemps ! Croissance tirée par tous les pays. Plus encore par ceux de l'Europe du nord, mais c’est quand même un mouvement d’ensemble de la zone euro. Une croissance confortée par 7 millions de nouveaux emplois. Le taux de chômage y est descendu à son plus faible niveau depuis 2009. Il a passé sous a barre des 9 %.  

Dans ce palmarès, où en est le Royaume Uni ? 

Les effets du Brexit commencent à se faire sentir. Le taux de croissance outre-manche serait ramené à 1,6 % d'ici la fin de l'année et moins encore l'année prochaine. On pourrait presque décalquer ses taux avec ceux de l'Italie, alors que le Royaume uni disposait de bons chiffres d'activité auparavant. Le ralentissement semble donc bien se confirmer maintenant, tel un coup de froid qui pourrait durer un certain temps.

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