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Des hausses de cours à deux chiffres sur la plupart des places financières.

Quelles perspectives financières pour 2018 ?

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Après les craintes de 2017, les menaces de krach boursier ont reculé.

Des hausses de cours à deux chiffres sur la plupart des places financières.
Des hausses de cours à deux chiffres sur la plupart des places financières. Crédits : Visactu

Un rapide tour d'horizon des perspectives financières mondiales montre que les scénarios optimistes l'emportent sur les autres.  Dans l'ensemble, ceux qui annonçaient des risques de krach financier en 2017 ont perdu leur pari : à combien de reprises n’a-t-on pas entendu qu'une tempête boursière pourrait survenir vers la fin de l'année ? C'est la menace d'un scénario qui est revenu sur la répétition de  crises boursières qui se sont télescopées avec les années en 07, de 1977 à 2007.  

1977 et le second choc pétrolier, 1987, lorsqu'en octobre le dow jones a connu la plus forte baisse de son histoire en une seule séance, entraînant les bourses mondiales dans sa chute; 1997, crise financière en Asie : les  investisseurs internationaux désertent les places financières, exceptée celle de la Chine.  et 2007 : C’est la crise des subprimes venue des Etats-Unis, issue de la surabondance des crédits immobiliers auprès des ménages américains,  qui plonge la finance mondiale dans les turbulences financières.  

Toutes ces crises financières ne se ressemblent pas, sauf qu'elles ont fait dégâts. 

Sur le rebond d’événements géo-politiques en 1977, d’une bulle spéculative à Wall Street en 1987, avant tout monétaire en Asie en 1997, et corrélée avec le crédit outre atlantique en 2007.  Autant de crises qui ont freiné l’élan de l’année suivante : au moins sur les 6 premiers mois, comme en 1988,  nettement plus longtemps avec la crise de  2007 dont les conséquences se sont déchaînées l'année d'après, avec  les faillites retentissantes de grands établissements aux Etats unis, à commencer par Lehman Brothers… Qu’un scénario voisin puisse se déclencher de nouveau, c’est la crainte qui a persisté tout au long de l’année dernière. Elle s’est quelque peu dissipée, sans avoir disparu pour autant.

Les risques de nouvel éclatement de bulle ne sont donc pas exclus. 

Ils peuvent être différés de plusieurs mois ou d'années. Cela provient du fait que les marchés ont tellement monté dans le monde, qu’ils atteignent des niveaux de valorisation surprenants, d'avant 2008.  Les risques de chute sont réels, à quoi des  économistes font remarquer que pour autant les marchés ne sont pas déconnectés de l’économie réelle qui est en forte expansion, et que l'essentiel, c'est de garantir la confiance, en maintenant les feux de la croissance...Le faire  en privilégiant des politiques monétaires suffisamment souples, comme c’est le cas aux Etats-Unis et en Europe. Des économistes estiment qu’en procédant comme ils l’ont fait, les gouverneurs des banques centrales européenne et américaine ont évité une déflation qui aurait eu des effets pires que tout, financiers et économiques  à la fois.  Ceux-là disent aujourd'hui qu’ils ne voient pas ce qui pourrait casser la dynamique européenne et américaine, laquelle a déjà enchaîné 34 trimestres de hausse. Selon ces schémas, 2018 serait plutôt une année de de poursuite du développement économique et de consolidation financière. Pour l'accompagner,  agir en évitant des mesures monétaires brusques, par à coups... De celles qui sont déjà à l’œuvre, en procédant simplement à des corrections par paliers et des ajustements par touches successives.

Bien évidemment, c’est encore à démontrer.

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