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L'Insee a révisé la hausse ses prévisions de croissance dans un environnement porteur.

La croissance accélère en France à 1,9 % en 2017

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Les industriels investissent davantage mais peinent à recruter.

L'Insee a révisé la hausse ses prévisions de croissance dans un environnement porteur.
L'Insee a révisé la hausse ses prévisions de croissance dans un environnement porteur. Crédits : Jean-François Rey - Maxppp

Du jamais depuis 2011 ! Une croissance qui frôle les 2 % :  dans ses dernières prévisions, l'INSEE prévoit que la France terminera l'année sur le taux de 1,9 %.  C'est nettement plus que les prévisions initiales, et c'est encourageant  pour le gouvernement dans la mesure où c'est une nouvelle correction de l'INSEE, à la hausse et qu'à l'heure du vote du budget, savoir que la croissance continue de grimper, qu'elle accélère, c'est plus d'activité et la promesse de rentrées fiscales supplémentaires. Cela signifie que le gouvernement aura une marge de manoeuvre plus importante pour effectuer ses choix budgétaires, qu'il pourra plus facilement réduire les déficits, comme il s'y est engagé, et qu'il sera plus crédible auprès de la Commission européenne qui lui demande régulièrement des comptes.  Il ne restera pas collé à l'interrogation qui a prévalu pendant le précédent quinquennat: il faut réduire les déficits, oui, mais comment ? On est maintenant au delà de la reprise, mais bien dans un renforcement qui n'est pas limité qu'a la France. Il est général en Europe, et même plus élevé puisque la moyenne européenne est supérieure à 2 %... Ce qui veut dire qu'il reste une marge de progression pour la France

Ces chiffres de croissance vont aussi ramener le débat public autour des efforts demandés aux collectivités et aux services de l'Etat et ceux qui demandent un relâchement du train d'économies ne vont pas manquer de le dire ...Et là , il faut bien regarder ce qui constitue le moteur de la croissance actuelle avec un environnement porteur, mais c'est aussi l'une des conséquences des réformes entamées sous François Hollande de baisse de charges, et qui doivent s'amplifier avec les engagements d'Emmanuel Macron de diminution des prélèvements sur les entreprises.  Plus d'investissements attendus,  une amélioration du commerce extérieur, c'est bon pour la croissance.

Faut-il attendre une amélioration pour les ménages et les salariés ? Pas forcément dans l'immédiat ?  Comme  les emplois aidés vont diminuer, ça ne devrait pas résorber beaucoup le chômage qui passerait à 9,4 %.  Quant aux ménages ils devraient voir leur pouvoir d'achat rogné de quelques 4,5 milliards d'euros pour cause de hausse de la CSG,  quand bien même doit intervenir la suppression des cotisations  d'assurance chômage...  Et dans le même temps les entreprises ayant des difficultés à répondre à la demande -leur capacité de production n'est pas au maximum -cela  laisse entrevoir une difficulté pour la France de pousser beaucoup plus les feux de la croissance. En tout cas , c'est une question.   Elle va en poser une autre : celle des réformes de structures  qui sont en cours, mais des priorités à faire et des modalités de ces réformes.  La croissance revient donc  au galop, encore faudra t il la conforter et en répartir les fruits.

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