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Dubaï symbolise la volonté des Emirats de rayonner dans le monde.

Les Emirats arabes unis, un tremplin économique pour la France dans le Golfe

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Les entreprises françaises multiplient les implantations dans tous les secteurs.

Dubaï symbolise la volonté des Emirats de rayonner dans le monde.
Dubaï symbolise la volonté des Emirats de rayonner dans le monde. Crédits : Clément Mahoudeau - Maxppp

Le déplacement d’Emmanuel Macron dans les Emirats arabes unis aujourd’hui tient de la culture, d’intérêts stratégiques évidents, mais aussi d’une volonté de propulser les relations économiques : les émirats représentent un partenaire commercial important pour la France. Ils sont notre second partenaire commercial dans le Golfe. La France est même le deuxième investisseur à Abu Dhabi, le troisième à Dubaï. C’est dans ce pays qu’elle réalise son quatrième excédent mondial à l’exportation.  Des excédents, ce n'est pas très fréquents !  Livraisons d’Airbus, ventes de produits de luxe, de cosmétiques…Les échanges révèlent des liens de coopération qui se sont affirmés grâce à la stabilité des Emirats.  Cela étant, ils ne préjugent pas de l’avenir. Malgré ces bons chiffres commerciaux les échanges commerciaux avec la France ont un peu ralenti au cours des dernières années. 

Ce ralentissement a été provoqué par  l’effondrement des prix du pétrole 

Les Emirats ont dû tailler dans leurs dépenses, différer des projets… Abu Dhabi, la capitale qui concentre 90 % du pétrole et qui produit la majorité de la richesse….Abou Dhabi a accusé le contre coup, tout comme Dubaï, septième plus gros port au monde, qui joue aussi le rôle de de vitrine mais une vitrine criblée de dettes et en même temps une vitrine qui, dans l’esprit des autorités, doit rayonner le plus possible au sein d’ un émirat qui a été pris d'une fièvre de  constructions monumentales.  Raison de plus, aujourd’hui,  pour ses décideurs,  de regarder de plus près les  investissements utiles et rentables. Dans un Etat fédéral très ouvert à l’immigration et à la concurrence, ils ne manquent pas de propositions d’investissements. Qu'elles soient britanniques, qu'elles viennent  l’Inde, et en troisième position de la France. 

Cette participation de la France  se traduit sous plusieurs formes

Déjà par une présence visible de la plupart des sociétés du Cac 40, qui frôlent la quarantaine.  Beaucoup dans les travaux d’infrastructures, transports, énergies . Elles sont environnées de pme – on dénombre quelques 600 filiales- et les implantations continuent dans des zones franches à faibles taxes. Des entreprises qui sont sensées chasser en meute, car les émirats réclament le plus souvent des solutions complètes.  Ils ne sont guère enclins à signer des petits contrats. Du coup, Les appels d’offres se gagnent moins par les prix que par la technologie. C’est comme cela qu’une société comme Alstom a  signé  l'an dernier un contrat pour une cinquantaine de rames de métro pour l'extension d'une ligne qui dessert le quartier de l'Exposition universelle à Dubaï.  Les intérêts stratégiques convergents font aussi espérer que les Emirats finiront par se laisser convaincre qu’ils pourraient acquérir des Rafales. 

Au-delà des Emirats arabes unis, quel intérêt pour les entreprises à s’y implanter ?  le fait que c’est un marché qui n’est pas que régional. Jouer la carte des émirats, c’est aussi se mettre en position d’aborder ceux de l’Iran, de l’Inde, de l'Afrique. C’est donc tabler sur le développement d’un pays qui se conçoit lui-même comme une plateforme commerciale internationale unique au monde.

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