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La défense , le quartier des affaires à Paris

Le Billet économique par Annabelle Grelier

3 min
À retrouver dans l'émission

Paris Europlace entend profiter de la campagne pour l'élection présidentielle pour défendre auprès des candidats une série de propositions destinées à convaincre les établissements financiers établis à Londres de venir s'installer à Paris. Paris pourrait il profiter du Brexit ?

La défense , le quartier des affaires à Paris
La défense , le quartier des affaires à Paris Crédits : Stéphane de Sakutin - AFP

En Octobre ça avait mal commencé. A l'Assemblée Nationale les députés ont eu la mauvaise idée de voter en première lecture l'élargissement du champ de la taxe sur les transactions financières. "Un très mauvais message envoyé par la France aux milieux financiers internationaux" estimait Europlace , l'association de la place de Paris qui , il faut bien le bien dire , ne ménage pas sa peine pour rendre notre belle capitale attractive aux yeux des banquiers...Loin de se décourager son président Arnaud de Bresson compte bien évidemment revenir sur ce sujet dans les prochaines étapes de la discussions au Sénat et en deuxième lecture à l'Assemblée nationale. Tous les espoirs sont permis et les députés devraient à n'en pas douter revenir à la raison. Paris Europlace entend d'ailleurs profiter de la campagne pour l'élection présidentielle pour défendre auprès des candidats une série de propositions destinées à convaincre les établissements financiers établis à Londres d'installer des équipes à Paris plutôt qu'à Francfort.

Paris , paradis de la finance ?

Le premier ministre Manuel Valls a annoncé à la mi novembre une série de mesures, notamment fiscales, pour renforcer l'attractivité de la place financière de Paris, après le vote britannique en faveur du Brexit. Il a ainsi annoncé une modification du régime des "impatriés", qui permet aux salariés venus de l'étranger de bénéficier de réductions fiscales. Ce régime sera "applicable pendant huit ans, contre cinq aujourd'hui" et la prime d'impatriation sera "exonérée de taxe sur les salaires", a-t-il dit. Le chef du gouvernement a par ailleurs confimé la baisse de l'impôt sur les sociétés (IS) annoncée par François Hollande. "Nous avons, dès cette année, supprimé la contribution exceptionnelle à l'IS. Et le taux normal d'impôt sur les sociétés sera progressivement ramené à 28%", contre 33% aujourd'hui, a-t-il détaillé.

Au-delà de ces mesures fiscales, le gouvernement prévoit de mettre en place un "point d'entrée unique", coordonné par Business France, pour faciliter les démarches administratives des entreprises étrangères souhaitant s'implanter en France. Ce service "permettra une prise en charge globale des entreprises comme de leurs salariés", en répondant à "leurs questions sur l'immobilier, la délivrance des titres de séjour, la scolarisation des enfants", a détaillé M. Valls, qui souhaite que ce dispositif soit en place "dès cette rentrée".Le Premier ministre a enfin assuré que l'Etat ouvrirait "autant de sections internationales que nécessaire dans les établissements scolaires" afin de permettre aux enfants d'expatriés de "suivre des cours dans leur langue maternelle".

Un statut spécial pour les hauts salaires de la finance ?

En tous cas c'est l'une des propositions phares d'Europlace. Le ministre de l'économie et des finances , Michel Sapin a déjà rejeté l'idée en octobre. Mais les prochaines élections présidentielles donnent beaucoup d'espoir à Gerard Mestrallet , président d'Engie et de Paris Europlace, qui mène un lobbying intense auprès des candidats à la présidentielle...La victoire au primaire de François Fillon a redonner de l'élan assure t- il. Autre point noir tout de même qu'il faudra régler : le droit du travail. Selon le président de JP Morgan France, les rigidités du droit du travail français dissuadent actuellement les grandes institutions financières basées à Londres d'envisager des transferts massifs d'activités vers la place de Paris. Là encore gros travail de pédagogie sur la nouvelle loi du Travail et rien n'empêche dit on à Europlace que soit trouvés des accords de branche dans le secteur financier qui permettent de plafonner les indemnités de licenciement...Les imaginations de nos élites sont au pouvoir...enfin pas tout à fait encore...il faudra tout de même expliquer aux électeurs l'intérêt pour eux de voir s'installer en France quelques grands de la finance exonérés d'impôts.

A. Grelier.

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