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Vue du cabinet d'avocats Fonseca, épicentre du scandale

Un an après le scandale des "Panama papers", les Etats renforcent la lutte contre les paradis fiscaux

2 min
À retrouver dans l'émission

Les Etats se disent déterminés mais agissent en ordre dispersé. Par Jean-Marc Chardon.

Vue du cabinet d'avocats Fonseca, épicentre du scandale
Vue du cabinet d'avocats Fonseca, épicentre du scandale Crédits : Rodrigo ARANGUA - AFP

La diffusion de par le monde de 11,5 millions de documents qui en quelques jours a fait passer un tout petit état, le Panama, au rang de pays phare de la fraude fiscale internationale...Le scandale majuscule issu d'un état minuscule ...

L'effet a pris la forme d'un tsunami, de l'Amérique centrale à la Chine, de la Russie à l'Europe ...Sans épargner l'Afrique où d'anciens dirigeants, ou leurs proches, ont été montrés du doigt.

Des hommes d'affaires, des banquiers, des politiques , on se souvient comment David Cameron a été éclaboussé à cause de son père, des sportifs, des gens de la société du spectacle , quelques cinéastes célèbres...L'effet a été rude pour certains ...il s'est soldé par des démissions ici ou là.

Sous le choc, les Etats ont réagi, promettant de faire le clair sur tout cela: la transparence est devenue le credo universel ...La transparence serait obtenue par la coopération et l'échanges de données ...

Mais en fait, Les "Panama papers" ne révèlent pas grand chose. Depuis la crise financière de 2008, on ne jure que par la transparence: qu'ils s'appellent Hong Kong, Singapour, îles Caïmans, îles Vierges britanniques , ou encore Luxembourg et Suisse, la plupart de ces Etats s'étaient engagés, déjà, à livrer et échanger des informations.

C'est tellement vrai que, lorsqu' éclate le scandale des "Panama papers" , l'OCDE ne dispose même plus de liste officielle de paradis fiscaux ! Vive contre attaque, alors, des Etats qui vont fourbir des armes anti blanchiment : le ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble prône 10 mesures , Michel Sapin surenchérit avec13 mesures.

Mais proclamer ne suffit pas .... il faut encore ratifier ...et enfin appliquer ...Et là, ça ralentit...

Aujourd'hui encore, le fait que les Etats-Unis n'ont toujours pas signé la convention multilatérale contre la fraude élaborée par l'OCDE est le signe qu'ils ne sont pas vraiment prêts a jouer le jeu ...Et ils ne sont pas les seuls.

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