LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

La disponibilité de Monsieur Hulot

1 min
À retrouver dans l'émission

Un départ de l’Élysée, tout à fait volontaire, en cours de mandat, c’est suffisamment rare pour être remarqué.

Une démission sans scandale préalable, et au contraire, après un succès international éclatant (celui de la Cop21), ça brouille les repères et ça interroge.Oui, Nicolas Hulot a surpris, la semaine dernière, quand il a annoncé qu’il quittait son poste d’envoyé spécial du Président de la République pour la protection de la planète, poste qu’il occupait depuis 3 ans bénévolement.

Il s’en est expliqué, dans les colonnes du Monde ce week-end : il veut, dit-il, remettre sa “casquette d’ONG”. Tenter, en ce début de période électorale, d’échapper aux “interprétations politiques”. Il exprime, AUSSI, un certain malaise, en dénonçant l'indigence des politiques sur le climat; à gauche comme à droite. Et lui qui avait déjà tenté de faire de la politique autrement; on se souvient de sa défaite à la primaire des verts en 2011 face à Eva Joly, ambitionne désormais, visiblement, de faire autrement de la politique autrement.

Est-ce une manière de ne pas insulter l'avenir ?

Peut-être. Mais il n'est pas question pour l’écologiste préféré des français de se remettre au service d’un parti : là-dessus, c’est “no way”, dit-il. Non, s’il est disponible, c’est pour une cause. Car il faut voir en Nicolas Hulot un lecteur de Gramsci. Il se dit volontiers, comme le penseur italien "pessimiste par l’intelligence et optimiste par la volonté". Et on pourrait se demander s'il n'est pas en train d'entamer sa guerre de mouvement, convaincu que, peut-être, la guerre de position est gagnée, et que les idées écologistes ont suffisamment infusé dans la population. Qu'elles se sont suffisamment imposées. Vous savez que dans la théorie gramscienne, c'est le moment où il faut agir.

Voilà donc déjà un candidat tout trouvé pour la grande primaire des gauches et des écologistes, dont l'appel est lancé aujourd'hui dans Libération. Et alors, plutôt que de vacances, il faudrait parler de la disponibilité de Monsieur Hulot...

L'équipe
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......