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Dans le Doubs, la trompeuse inversion des courbes entre PS et UMP

2 min

Après la législative partielle de dimanche dans la quatrième circonscription du Doubs, le PS n'est pas, comme le proclame Jean-Luc Mélenchon dans le Journal du Dimanche"un astre mort" . Ou pas encore... Terminer deuxième derrière le FN dans une terre socialiste en perdant 13 points par rapport à 2012, cela n'a rien de glorieux. Mais après 13 partielles et 13 défaites, alors qu'une majorité d'observateurs envisageaient un second tour FN / UMP, ça n'est pas si mal alors que la gauche de la gauche a toujours du mal à s'organiser. Mélenchon appelle à "une large alliance citoyenne" avec les Verts, les socialistes frondeurs et le mouvement nouvelle donne mais un coup d'oeil sur la carte des accords en vue des départementales de mars nous montre que l'on en est loin avec par exemple un accord PS-PC dans le Pas-de-Calais ou le Val-de-Marne ou encore un accord PS-Verts dans les Deux-Sèvres ou en Seine-Saint-Denis.

Au sein du Front de Gauche, le PC et le Parti de gauche ne sont pas d'accord, les Verts sont partagés entre la ligne Duflot et la ligne Placé, quant au NPA réuni en congrès, il rejette tout accord électoral avec le Front de Gauche. Dimanche dans le Doubs, les Verts et le Front de Gauche ont totalisé à peine 7% des voix !

Au PS l’on ne connaît pas de tels atermoiements et l’on serre les rangs. Pendant son récent voyage en Chine Manuel Valls a confié aux journalistes qu'il ne jouerait pas sa carte en 2017 malgré des sondages flatteurs. Un député PS proche du Premier ministre nous confie même que "le congrès est plié" et que les frondeurs ne se remettront pas du vote de la loi Macron et du vent d'union nationale du 11 janvier.

A droite, c'est l'inverse. L'UMP et son président Nicolas Sarkozy sont de nouveau confrontés à un dilemme qu'ils pensaient derrière eux : le ni-ni ou le front républicain alors que le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde appelle à "faire barrage à l'extrême droite et sa démagogie xénophobe".

Pour une semaine au-moins, les courbes s'inversent entre PS et UMP : mardi, alors que François Hollande recevra les handballeurs champions du monde, l'UMP réunie en bureau politique devra trancher sur la conduite à tenir dans le Doubs. Voilà deux bons moments à passer pour le Président de la République...

Mais n'oublions pas l'information de la soirée qui tempère tout : avec 60% d'abstention, le FN est de nouveau en tête d'une élection. Pour paraphraser notre confrère du Huffington Post Geoffroy Clavel : il n'y a pas eu d'effet Charlie pour le PS, pas d'effet Sarkozy pour l'UMP, pas d'effet Syriza pour le front de gauche. Juste un effet Front National.

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