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Dans les régions, union et désunion

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A 5 mois des élections régionales, droite et gauche semblent préparer le scrutin de façons complètements différentes.A droite, l'union prévaut. Bien sûr il y a eu des bisbilles et des bras de fer mais l'UDI et le parti Les Républicains ont conclu un accord partout en France métropolitaine, même en Auvergne-Rhône-Alpes où les centristes héritiers de Giscard et Barre feront liste commune avec le très à droite Laurent Wauquiez. En Ile-de-France, Chantal Jouanno s'efface pour Valérie Pécresse, idem en Bourgogne-Franche Comté ou le sarkozyste Alain Joyandet déjà parti en campagne se retire au profit du centriste François Sauvadet.A gauche c'est l'inverse, la désunion est de mise. En Ile-de-France, Pierre Laurent a annoncé cette semaine qu'il y aurait une liste communiste face à celle de Claude Bartolone et celle d'Europe Ecologie Les Verts, alors même que les verts franciliens sont fâchés entre eux.En Nord-Pas-de-Calais-Picardie où Marine Le Pen et Xavier Bertrand sont candidats, les Verts et le Front de gauche veulent partir seuls et au sein du PS certains contestent la tête de liste Pierre de Saintignon. Un premier sondage régional réalisé pour Le Figaro donne la présidente du FN vainqueur au second tour.En Provence-Alpes-Cote-d'Azur aussi les socialistes se déchirent entre-eux et selon les premiers sondages, Christian Estrosi l'emporterait de justesse face à Marion Maréchal-Le Pen.En Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrenées, la région théoriequement la plus favorable à la gauche, le maire divers-gauche (et vallsiste !) de Montpellier a lancé sa liste contre celle de l'ancienne ministre PS Carole Delga.Certes, les partis de gauche ont jusqu'au mois de septembre pour déposer leurs listes et donc trouver d'ici là des arrangements mais l'on voit bien qu'une logique assez habituelle et assez mortifère pour la gauche est à l'oeuvre.A droite, où l'on a perdu toutes les régions sauf une en 2004, on serre les rangs. 11 ans d'opposition, parfois plus en Ile-de-France ou dans le Nord donnent faim. Cette faim aussi justifie les moyens alors va pour l'unité.A gauche, les écologistes et les communistes estiment que le quinquennat est un échec, impossible alors de faire alliance avec le PS dès le premier tour au niveau local. Chaque parti de gauche préfère se compter en espérant se trouver en position de force pour fusionner au second tour. Mais cette logique est bouleversée par la présence du front national : si d'aventure la première liste de gauche est troisième, elle n'a pas la force propulsive pour entraîner avec elle les autres listes de gauche et court le risque de favoriser une victoire de l'extrême-droite.Du nord au sud, les stratèges du PS des Verts et du Front de gauche ont tout l'été pour réfléchir et ne pas s'échauffer, même en ces temps de canicule.

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