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A droite la tentation du pire

2 min

Hier la maire UMP de Calais a menacé de bloquer le port de sa ville pour que le Royaume-Uni évolue sur les questions migratoires. Aujourd'hui des écoles resteront fermées dans une vingtaine de villes de droite, par exemple chez Jean-Claude Gaudin ou chez Nicolas Dupont-Aignant et des centaines d'élèves sont concernés. Ces édiles estiment qu'ils ne disposent pas des moyens humains et financiers pour mettre en place les nouveaux rythmes scolaires, c'est sans doute vrai et cette réforme pas toujours bien ficelée n'était sans doute pas la plus attendue par les profs, les parents et les élèves.Cela étant dit, l'attitude jusqu'au boutiste de ces maires montre que les mentalités se radicalisent à droite.En mai juin dernier, des élus de droite dénonçaient "l'irresponsabilité" des grévistes de la SNCF en expliquant que des travailleurs étaient "pris en otage" et que des lycéens risquaient de manquer les épreuves du bac. Mais aujourd'hui que sont les parents et les enfants qui trouveront leurs écoles cadenassées par la mairie si ce n'est les otages d'une querelle politique ? Dans l'ADN de la droite républicaine, au coeur de son logiciel politique, il y a le respect de la loi. De l'autorité. Une sorte de formalisme légal et démocratique. Mais uelques maires, très isolés et très intolérants avaient déjà rompu en refusant d'appliquer la loi et de marier des personnes du même sexe mais aujourd'hui d'autres maires vont plus loin en n'appliquant pas le décret sur l'école. C'est pareil quand les moins énervés, François Fillon ou Jean-Pierre Raffarin, invitent François Hollande à dissoudre dès la prochaine crise à gauche, en promettant en même temps de ne pas cohabiter avec lui en cas de victoire à l'inverse de Jacques Chirac et Edouard Balladur devenus premiers ministres de Mitterrand.Même Alain Juppé, le sage Juppé, le modéré Juppé qui s'y connaît en dissolution préfère jouer la crise de régime et le blocage institutionnel. Oui, les petits enfants politiques du général de Gaulle préfèrent bloquer la Vème République eux qui parlent d'Hollande comme "un président de la IVème". Mais en brandissant la menace d'une crise au sommet, c'est la droite qui s'abaisse à des petites combinaisons. La droite ou plutôt une partie de la droite, Yves Jégo de l'UDI par exemple, estime que ses alliés de l'UMP ont tort. Ne pas appliquer la loi Taubira, ne pas respecter un décret du ministre sur les rythmes scolaires, envisager de ne respecter ni l'esprit des insitutions ni la volonté du peuple qui lui confierait le pouvoir / certains à droite préfèrent l'irresponsabilité alors qu'hier, sur France Info, Marine Le Pen, se disait prête à cohabiter avec François Hollande. La droite a la tentation du pire, le FN a la tentation du mieux. Faut-il vraiment ajouter de la crise à la crise...

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