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A droite, un nouveau nom et puis quoi ?

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Jeudi et vendredi moins de 98.000 adhérents de l'UMP sur environ 200.000 inscrits ont voté - soit une abstention de 55% - et ont massivement approuvé les nouveaux statuts et le nouveau nom "Les Républicains" mais on est loin du plébiscite ou de l'engouement. Ce congrès fondateur des Républicains ressemble plutôt à celui du Parti Socialiste sans ferveur, sans envie, sans passion malgré ce joli nom, ce beau nom, ce nom glorieux que Nicolas Sarkozy a voulu donner à son parti.

"Les Républicains" voilà qui exige de la dignité, de la hauteur, des idées, une grandeur qui passe par le rassemblement or devant 10.000 personnes environ - soit la moitié qu’annoncé - deux anciens Premiers ministres ont été sifflés et pas mal de vacheries ont fusé. A la tribune, l'ancien président de la République devenu président des Républicains a "fait le job" comme il aime à dire, vantant le rassemblement et exaltant "la République de confiance" mais l’on se demande s’il y croit lui-même… Il suffit d’entendre ses proches débiner en privé ses concurrents ou de reprendre les discours des grands ténors de droite samedi ou leurs déclarations dans les media dimanche pour voir qu’ils ne sont pas dupes.

Samedi à la tribune, François Fillon a prévenu "les Républicains ne devront pas être une machine au service d’un homme" . Bruno Le Maire n’a même pas cité le nom de Nicolas Sarkozy ni celui des Républicains et pour Jean-Pierre Raffarin "le candidat de 2017 ne devra pas être le plus cogneur mais le plus rassembleur" . Dimanche Alain Juppé se gargarisait sur I-Télé "Sarkozy a le parti moi j'ai l'opinion" alors Sarkozy lui répond sur France 2 "je ne lui en veux pas de dire ça, je disais ça quand je soutenais Balladur et lui Chirac avec le résultat qu'on sait" .

Pour le maire de Bordeaux, les sifflets contre relèvent de "quelques hystériques" mais pour NKM "c’est plus qu’un couac, c’est la résurgence de l'ancien parti. L’ancien parti, nous y revoilà : qu’est-ce qui a vraiment changé à droite ? Nicolas Sarkozy nous a tellement vanté ce changement... Il l’a promis avant son quinquennat, pendant et après - "j’ai changé" - il a même changé de nom pour téléphoner plus discrètement à son avocat, il a changé le nom de son parti mais au fond, rien de bien nouveau.

En raison de la dette du parti, le trésorier de l’UMP avait promis un congrès à bas-coût mais depuis 24 heures l'on assiste à un débat bas-de-plafond. La dette financière sera sans doute épongée un jour mais pour le passif entre les personnes, il y a vraiment du boulot…

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