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Et si les centristes étaient mis de côté ?

2 min

Mais où donc passé le Centre ? Ou plutôt où sont donc passés les centristes ? Avec leurs congrès organisés ces deux dernières semaines, le parti Les Républicains et le Parti Socialiste ont saturé l’espace politique et médiatique – même si rien de bien neuf n’est ressorti de la porte de la Villette et de Poitiers – après une actualité très dense autour du Front National et des déchirements au sein de la dynastie Le Pen, et pendant ce temps, les centristes devenaient inaudibles. Qu’il est loin le temps de la naissance de l’UDI sous la houlette de Jean-Louis Borloo, qu’il est loin le temps de l’alliance entre Borloo et Bayrou. Ces jours-ci, l’UDI est surtout concentrée à préparer les régionales du mois de décembre. Sur treize régions métropolitaines, les centristes partiront seuls au premier tour en Ile-de-France et en Auvergne-Rhône-Alpes, ils sont assurés d’être tête de liste de l’opposition en Normandie et en Centre-Val-de-Loire et la revendiquent aussi en Bourgogne-Franche Comté. « Mais trois régions sur treize c’est trop pour l’UDI » affirme un influent parlementaire Les Républicains issu lui-même de l’UDF. « L’électorat est tellement droitisé que les centristes ne peuvent pas demander n’importe quoi » . C’est aussi l’analyse de Nicolas Sarkozy, ce n’est pas celle d’Alain Juppé pour qui il y a assez d’électeurs de droite modérés pour l’aider à s’imposer à la primaire avec le soutien de François Bayrou… Alain Juppé candidat presque nature des centristes, un comble pour un ex-RPR chiraquien mais les centristes sont d’autant plus marginalisés que l’UDI n’a aucun candidat d’envergure à présenter à la présidentielle estimait Hervé Morin sur France Culture le 14 avril dernier. Pour autant le mouvement décidera au printemps 2016 s’il participe à la primaire à droite mais pour une représentante de l’UDI, la cause est entendue « l’état major de l’UDI négocier sur les régionales puis sur les législatives avant de négocier sur les ministères en vue de 2017 » . A l’exception de Giscard élu il y a 41 ans, l’histoire semble écrite et l’ambition affichée des fondateurs de l’UDI de devenir le premier parti d’opposition inatteignable. Et malgré de bons résultats aux municipales, aux européennes, aux sénatoriales et aux départementales, l’UDI semble vouée à jouer comme toujours la force d’appoint du principal parti de droite.Mais où sont passés les centristes ?

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