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Le cauchemar de Nicolas Sarkozy

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Nicolas Sarkozy sera-t-il devant sa télévision en fin de matinée quand François Hollande remettra le prix de la fondation Chirac au musée du quai Branly ?

Le chef de l’Etat présidera la cérémonie en présence de son lointain prédécesseur à l’Elysée et au conseil général de Corrèze mais Jacques Chirac est trop fatigué pour prononcer le discours de remise du prix alors il a confié cette tâche à Alain Juppé.

Chirac, Juppé, Hollande si Nicolas Sarkozy est branché il risque bien de couper la radio ou la télévision.

Chirac, Juppé, Hollande doivent peupler ses pires cauchemars alors même que sa campagne pour la présidence de l’UMP n’a rien d’une marche triomphale. Voilà plusieurs semaines que sa cote recule et que celle de Juppé remonte dans les sondages réalisés auprès des français, le maire de Bordeaux consacré homme politique de l’année par le branchissime magazine GQ après avoir fait la une des Inrockuptibles alors que Nicolas Sarkozy n’est plus encensé que par Valeurs Actuelles et le Figaro Magazine.

Il y a une semaine pourtant, l’ancien président de la république respirait. La farce Jouyet Fillon lui avait permis de se poser en victime – une posture dans laquelle il se complaît finalement – mais samedi dernier, sa sortie improvisée sur le mariage pour tous a troublé. Ses fidèles, Morano, Estrosi, Lefebvre, Karoutchi, Kosciusko-Morizet ont critiqué publiquement sa drôle de position. Hier sur LCI, le très pondéré Gérard Larcher y est allé fort : « l’abrogation serait inconstitutionnelle, j’ai vérifié » explique l’onctueux président du Sénat. Quant à une remise en cause de la haute autorité des primaires « ce ne serait pas un casus belli, promet Larcher, ce serait un casus départ ».

Alors, cette semaine, Nicolas Sarkozy a recadré son équipe de campagne. « Vous ne me soutenez pas assez » a-t-il dit en substance aux siens. Il y a dans cette campagne de 2014 comme un air de 2012 : un Sarkozy qui rouspète mais qui veut se poser seul face à l’histoire et à son écrasante responsabilité avec à ses pieds un public conquis.

Demain, Nicolas Sarkozy s’en va convaincre les électeurs de Gironde, à Bordeaux, chez Alain Juppé qui s’est fait prier pour venir. Au même moment, François Hollande sera à Lille aux côtés de Martine Aubry pour la finale de la coupe Davis. A chacun son cauchemar.

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