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Les sarkozystes tremblotent et Sarkozy s'échauffe

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Ce n'est pas seulement l'arrivée d'une météo automnale qui rafraîchit les ardeurs des supporters de l'ancien président, c'est surtout l'accumulation de sondages mitigés et la combattivité de ses concurrents déclarés - comme Bruno Le Maire et Hervé Mariton pour la présidence de l'UMP – ou virtuels - comme Alain Juppé pour la primaire de 2016 – virtuels car Nicolas Sarkozy ne s’est pas encore déclaré pour 2017.

Côté sondages, samedi une étude ODOXA pour Le Parisien nous apprend que 75% des sondés trouvent son retour " raté". Ils sont 57% à penser cela à droite et 48% chez les sympathisants UMP.

Le lendemain, dans le Journal du dimanche, un sondage IFOP consacre Marine Le Pen la première opposante à François Hollande (41%), Nicolas Sarkozy est loin avec seulement 21%.

Et donc les sarkozystes tremblotent. Ce n'est pas le grand tremblement de la défaite mais un léger frisson. Nicolas Sarkozy reste le grand favori du 29 novembre mais ce week-end Guillaume Peltier et Laurent Wauquiez ont sérieusement déminé le terrain. Pour le premier "une victoire au premier tour à 60% serait une énorme victoire" et pour le second "u n bon score est un score qui permet de gagner, c'est tout" . On est loin des 80% évoqués au début de la campagne...

Pendant que ses soutiens fraichissent, Nicolas Sarkozy s'échauffe. Il bouillonne. A Nancy hier soir il proclame qu'il veut en finir avec "les clans, les courants, les tendances" confirmant la fin du grand parti de la droite et du centre avec d'ailleurs ce propos étrange à propos de Marine Le Pen "je ne comprends pas qu’on lui fasse le cadeau de dire qu’elle est à l’extrême-droite, alors qu’en réalité elle est à l’extrême-gauche" . En réalité, le propos n’est pas si étrange que cela puisque Nicolas Sarkozy veut se camper bien à droite, très à droite. Pour sa famille il pense qu'il y a "besoin d'autorité" sous-entendu la sienne pour appliquer "une seule ligne" sous entendu la sienne...

Mais c'est sans compter sur Alain Juppé qui se démultiplie dans les media et se moque ouvertement de Nicolas Sarkozy : "on peut appeler ça le PMU à la place de l'UMP, tant qu'on y est" ou sur Bruno Le Maire qui se lâche un peu plus chaque jour.

La semaine dernière, aux journalistes de l'utra-sarkozyste hebdomadaire VALEURS ACTUELLES, le député de l’Eure confiait que le retour de Nicolas Sarkozy est un "flop" . Ce soir, il se livre à une nouvelle provocation en tenant meeting à Paris... à la Mutualité ! Là où Nicolas Sarkozy avait pris acte de sa défaite le 6 mai 2012. De quoi l'échauffer et même le faire bouillir.

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