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Nicolas Sarkozy et le gros rouge qui tache

2 min

En rouvrant le débat sur le droit du sol dans une période troublée où se posent des questions d'identité, d'intégration et d'assimilation, l'ancien chef de l'Etat relance la stratégie du "gros rouge qui tache" comme en 2009 à l'approche des élections régionales.
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Nicolas Sarkozy, chair à selfie en mai dernier. Crédits : Jean-Paul Pelissier

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"Dans une maison, il y a une canalisation qui explose, elle se déverse dans la cuisine, le réparateur arrive et dit j'ai une solution : on va garder la moitié pour la cuisine, mettre un quart dans le salon, un quart dans la chambre des parents et si ça ne suffit pas il reste la chambre des enfants".

Jeudi soir en meeting à l'Isle-Adam (Val d'Oise) Nicolas Sarkozy a donc comparé l'arrivée de migrants en Europe à un dégât des eaux. Le parallèle comparaison est osé et va sans doute faire polémique. "Les sociétés n'ont rien à craindre du metissage" a eu beau tempérer le président du parti Les Républicains, on voit bien comment il compte parler de flux migratoires dans les semaines à venir.

Samedi dernier, en accueillant les nouveaux adhérents de son parti, l'ancien chef de l'Etat s'interrogeait déjà à voix haute : "faut-il ou non remettre en cause le droit du sol ? Tous ces sujets feront l'objet d'un débat et d'un vote ".

Mardi l'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant resté très proche de Nicolas Sarkozy a donné sa propre réponse. Il serait "difficile " de revenir sur le droit du sol dont il pense "à titre personnel qu'il est profondément inscrit dans l'Histoire de notre pays ". Mais dans Le Monde un autre sarkozyste du premier cercle apporte une autre réponse. Brice Hortefeux se dit à titre personnel (toujours) "clairement favorable à une modification du droit du sol".

Droit du sol contre droit du sang, Nicolas Sarkozy ne se prononce pas. Son entourage est divisé, peu importe, l'auto-proclamé "petit français de sang mêlé" ne veut pas proposer, il veut surtout mettre le dossier sur la table. En rouvrant ce débat dans une période troublée où se posent des questions d'identité, d'intégration et d'assimilation, où des migrants s'agglutinent à la frontière franco-italienne, il semble bien que l'ancien chef de l'Etat relance la stratégie du "gros rouge qui tache" comme en novembre 2009 à l'approche des élections régionales.

En vue de 2016-2017, c'est assez clair "nous ne sommes pas dans le temps du projet" reconnaissait Nicolas Sarkozy samedi devant ses militants, pas de projet donc mais une tactique assez claire : empêcher des électeurs de droite d'aller vers le FN et même en rapatrier de l'extrême-droite vers la droite républicaine et cliver avec Alain Juppé chantre de "l'identité heureuse" .

Agiter les chiffons rouges c'est bel et bien faire revenir le retour du gros rouge qui tache.

Mais attention à ce que la tache ne soit pas trop dure à ravoir, qu'elle ne soit pas indélébile...

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