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Nicolas Sarkozy, le président bis

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Ca y est ! Le scenario entrevu il y a 1 mois lors de la prise de fonction de Nicolas Sarkozy à l'UMP se confirme. Comme il y a deux Papes au Vatican, il y a deux présidents à Paris : François Hollande rive droite et Nicolas Sarkozy rive gauche mais à la différence de Benoît XVI, ce dernier a envie de se faire entendre et de se faire voir.

Car François Hollande est omniprésent avec des voeux presque tous les jours, une longue interview sur-mesure lundi sur France Inter, une rencontre avec Angela Merkel dimanche, un sommet au Kazakhstan le 15 janvier, une conférence de presse le 19 janvier, les cérémonies de la libération d'Auschwitz le 27 janvier. Mais Nicolas Sarkozy n'est pas en reste et lui aussi compte bien jouer au Président.

Cela dit, on s'en doutait un peu. Dès le début du mois de décembre, dès son retour à la tête du parti, Nicolas Sarkozy a beaucoup reçu au siège de l'UMP raccompagnant ses hôtes les plus importants sur le trottoir avec poignée de main et clin d'oeil ou petit signe aux journalistes venus comme pour un remaniement. Le nouvel organigramme de l'UMP a suscité autant de commentaires et de décryptages que les équilibres au sein d'un nouveau gouvernement.

Peu à peu le Président bis s'est installé. Chaque lundi, les porte parole de l'UMP pilonnent l'action gouvernementale en conférence de presse et en profitent pour expliquer combien c'était mieux avant, combien la France était en mouvement et en action entre 2007 et 2012.

François Hollande spectateur de ses échecs et commentateur de la vie politique, voilà les éléments de langage à droite alors, en contraste, Nicolas Sarkozy se pose en Président actif. Ces mardi et mercredi, tel un président entouré de ses ministres, Nicolas Sarkozy rencontre des acteurs du monde de la santé actuellement en crise, avec la vice-présidente déléguée de l'UMP et les quatre Secrétaires Nationaux concernés par ces dossiers. Quatre rendez-vous sont prévus mardi et 7 mercredi avec des représentants de syndicats et d'ordres de pharmaciens, de médecins libéraux ou hospitaliers, de généralistes ou de spécialistes.

A l'automne dernier, Nicolas Sarkozy avait raté son retour "stratosphérique" comme il le promettait, obligé de revenir non pas en sauveur de la France mais en sauveur de l'UMP, en président de parti. Alors il a décidé de se glisser très vite dans les habits du Président tout court. C'est finalement assez compréhensible : après le 6 mai 2012, Nicolas Sarkozy et les siens nous expliquaient que le candidat de droite n'avait pas vraiment perdu et que François Hollande n'avait pas vraiment gagné. Il est donc normal qu'aujourd'hui, il se croit toujours Président de la république.

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