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Quelques feux verts pour François Hollande

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Ce n'est pas encore la grande forme pour François Hollande lesté par un chômage très haut et par des sondages bien bas mais, là où il avait devant lui une enfilade de feux rouges sur la longue route vers 2017, quelques feux passent au vert.

Avec 60% pour la motion Cambadelis et Martine Aubry ralliée à l'exécutif voilà le PS "stabilisé" comme le chef de l'Etat l’appellait de ses voeux en privé. Il y voit la garantie que la fronde parlementaire ne s'étendra pas, souvenons-nous qu'en début d'année, au plus fort de la fronde contre la loi Macron, un ministre envisageait clairement un parti hostile au gouvernement. Dans le rétroviseur on voit aussi cette réunion au gymnase Japy à Paris avec des élus Verts, front de gauche et socialistes frondeurs, une ébauche de Syriza à la française qui devait concurrencer le PS. Mais mercredi dernier dans Libération, Cécile Duflot a accusé Jean-Luc Mélenchon de se "tromper lourdement" sur l'Allemagne, en réalité une prise de distance très nette que n'a pas manqué de relever le chef de l'Etat devant ses visiteurs.

Quand on regarde l'avenir, le gouvernement devrait connaître un mini-remaniement pour remplacer Geneviève Fioraso et aussi sortir les ministres candidats aux régionales - sauf Jean-Yves Le Drian trop précieux aux yeux du chef de l'Etat. Rue de Solferino on pense pouvoir garder l'Aquitaine, la Bretagne, Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, Bourgoge Franche-Comté et la Corse. L'Ile de France n'est pas perdue et 6 régions à gauche sur 13 ne serait pas un résultat humiliant même si c'est moins que les 21 sur 22 actuelles.

Selon son entourage, François Hollande souhaite encore s'exprimer et se déplacer en France. Sa sortie à Carcassonne mardi dernier a été plutôt réussie alors il compte en rééditer jusqu'au 14 juillet puis être à nouveau présent à la rentrée avant de se mettre en retrait, campagne pour les régionales et agenda international obligent.

Voilà les motifs pour lesquels Hollande peut être moins inquiets, ceux qui l'ont vu ces derniers jours le trouvent radieux, soulagé aussi par des chiffres de croissance meilleurs que prévus qui confirmeraient son optimisme proverbial. Cet optimisme est partagé par ses proches comme Michel Sapin pour qui "cette baisse de l'euro par rapport au dollar que nous appelions de nos voeux, la voilà !" .

Hollande et les siens ne sont peut être pas responsables de tout ce qui va mieux mais croire que l'on y est pour quelque chose, ça fait du bien !

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