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Combien de candidats pour la primaire à droite ?

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Mais combien seront-ils, au bout du compte, à briguer l'investiture pour être désigné candidat de la droite et du centre au 1er tour de l'élection présidentielle ?Beaucoup ! C'est en tous cas ce qu'on peut imaginer après l'annonce de cette nouvelle candidature, ce week-end :Hervé Mariton vient de tomber du nid. Lui aussi a décidé de se positionner sur la ligne de départ pour "incarner le courant libéral", se justifie-t-il...

La chorale de l'UMP peine à s'accorder
La chorale de l'UMP peine à s'accorder Crédits : Gonzalo Fuentes - Reuters

Parce que Fillon, ça n'est pas un vrai libéral selon Mariton. Le vrai, c'est lui ! D'ailleurs, rappelle-t-il, il a voté "en faveur de la loi Macron". Pas Fillon. C'est bien la preuve...Hervé Mariton, donc, qui est le 7eme à se déclarer officiellement. Et qui ne sera pas le dernier...On attend toujours l'officialisation de la candidature de Nicolas Sarkozy. C'est tellement évident qu'il se lancera dans la course... qu'il n'est pas pressé de prendre son ticket d'inscription.Nicolas Sarkozy se considère comme le favori de cette primaire. Et à l'image d'un Président de la République en exercice candidat à sa réélection, il estime qu'il doit se déclarer le plus tard possible. "Rendez-vous en septembre 2016", nous a-t-il prévenu, il y a quelques jours...Bruno Le Maire, lui aussi, sera candidat. Même s'il attend l'après-régionales pour se dévoiler, ça ne fait aucun doute. Ca fait un an qu'il se prépare, depuis qu'il a fait 30% à l'élection pour la présidence de l'UMP. Il est persuadé que la bulle médiatique en faveur d'Alain Juppé va se dégonfler. Et que c'est lui, Bruno, "candidat du renouveau" comme il aime à se désigner, qui apparaitra alors comme le challenger officiel...Nathalie Kosciusko Morizet devrait également se lancer. Bah oui. Pourquoi pas ? Elle est ancienne ministre, numéro 2 du parti, et puis elle a toujours fait entendre son petit son de cloche face à Sarkozy...Et si l'on compte tous ceux qui sont déjà officiellement déclarés : Xavier Bertrand, François Fillon, Alain Juppé, Christian Estrosi, le maire de Nice, Nadine Morano (Eh oui. Elle aussi. Elle est en disgrace, délaissée par son ancien mentor. Alors elle entend se rappeler à son bon souvenir. "Nicolas, je suis là, j'existe encore"...)Et il y a encore Jean Frédéric Poisson, député des Yvelines. Lui revendique l'héritage de Christine Boutin. Et lui aussi s'est déclaré il y a quelques jours, estimant que son courant doit être représenté...Si l'on compte bien, au total, ça fait 10. Pour le moment. Car on n'est pas à l'abri d'autres déclarations d'intentions. La primaire, je vous le rappelle, c'est dans un peu plus d'un an, en novembre 2016...Alors pourquoi toutes ces candidatures ? (Puisqu'en dehors de Sarkozy, Juppé, Fillon et Le Maire, les autres n'ont aucune chance ?)Et bien parce qu'il y a l'exemple Manuel Valls. Rendez-vous compte. Il a fait 5% à la primaire socialiste en 2011. Et où est-ce qu'il est aujourd'hui ? A Matignon ! Ca vaut le coup de se présenter non ?!!!Alors bien sûr, tous ces candidats de circonstance ne s'imaginent pas forcément à Matignon. Mais ils peuvent envisager l'un ou l'autre ministère. En tous cas, candidater, ça permet d'exister et de négocier son ralliement.Et ça n'est pas quelque chose qu'on voit d'un mauvais oeil chez "Les Républicains". D'ailleurs, le seuil de parrainages nécessaires a été abaissé. Il devait être de 25 parlementaires au départ, finalement ce sera 20. Il ne faut pas décourager les bonnes volontés...Et puis il se dit aussi que la multiplication des candidatures ne serait pas un désavantage pour l'actuel président du parti, Nicolas Sarkozy. Au contraire. Plus il y a de candidats, plus ça dilue les voix, plus ça affaiblit Juppé. D'autant qu'il y a un risque d'alliance anti-Sarkozy, pour le second tour, entre les candidats incontournables, Juppé, Fillon, Bertrand (et pourquoi pas Le Maire).Alors toutes les autres candidatures, celles de ceux qui ont quelque chose à gagner et pas grand chose à perdre, sont évidemment les bienvenues pour l'actuel patron de "Les Républicains"...

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