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Ce soir sur France 2 : A la recherche du temps perdu

2 min

Ce soir sur France 2, Nicolas Sarkozy doit soulever des montagnes. Il doit inverser une tendance ancrée depuis trois ans dans l’opinion française. Au-delà des points reperdus par le président candidat, ces derniers jours, dans l’ensemble des sondages, dont l’Ipsos Radio France publié ce matin, ce qui frappe c’est que la campagne ne fasse rien bouger du tout.

Sur le long terme, la seule chose qui ne soit pas figée c’est le compte à rebours. Plus le temps passe et plus le rejet du sortant s’avère irréductible. Depuis trois ans, les stratèges de l’Elysée relativisaient en donnant rendez-vous au prochain événement. Le 1er janvier, le sommet social annoncé pour le 20 devait marquer la relance. Le 21 les décisions préparées pour le 28 devaient frapper les esprits. Dans la foulée, l’interview commune avec Angela Merkel devait casser la baraque. Les premiers jours de février, la candidature devait créer l’électro choc, avec cette confidence de l’un des proches du Chef de l’Etat : « D’ici quinze jours les courbes vont se croiser. Si dans trois semaines ce n’est pas fait, on pourra dire que « c’est mort ».

Nous y sommes. La résurrection, si elle s’esquisse, doit forcément passer par France 2, ce soir ou jamais, avec un débat face à Laurent Fabius, et s’amplier par le mega meeting de Villepinte où le camp présidentiel espère surpasser le meeting du Bourget réussi par François Hollande.

En fait, la seule chance de salut serait de conférer une unité à une campagne qui parait courir derrière une multitude de lièvres.

Depuis l’automne il y a eu le temps du capitaine courage. On n’en parle plus.

Plus le temps du triple A. Oublié.

Puis le temps du désendettement, avec la TVA sociale. Voté, mais qui l’évoque encore ?

Puis le temps du référendum sur les chômeurs et sur le thème de l’assistance.

Et désormais nous sommes dans la séquence immigration et insécurité, avec la viande Hallal promue hier préoccupation numéro 1 dans la vie des français.

Enfin la surprise du week end : l’Europe revient au centre, avec cette affaire de pacte entre les dirigeants conservateurs, l’espagno Rajoy, l’Italien Monti, l’anglais Cameron, et l’allemande Merkel, pour bouder François Hollande.

Les quatre ont démenti, Angela Merkel allant même jusqu’à préciser qu’elle travaillerait naturellement avec le Président français, quelque soit le nom de l’élu.

Encore heureux. Cette histoire aurait pu contrarier définitivement les dernières chances du Président sortant. Un front commun des dirigeants conservateurs d’Europe aurait transformé Nicolas Sarkozy en « candidat du système », elle aurait réveillé les colères du référendum de 2005, et elle aurait donné au candidat PS un petit air d’Astérix, défenseur de son village gaulois …

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