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Hollande dans le grand "media bashing"

2 min

François Hollande est l’objet d’un « media bashing » depuis deux ou trois semaines... « Media bashing » est une expression anglaise, qui sonne scientifique. Avec un nom pareil on pourrait l’étudier dans des colloques ou des symposium. Traduite en français l’expression serait moins médicale et elle appellerait plutôt «la dispute : On pourrait parler de chasse en meute, ou de panurgisme… Comme dirait la CGT : « tous ensemble, tous ensemble, ouais ! »

A un moment, tous en même temps, les medias mettent quelqu’un dans leur collimateur et ça devient impressionnant. Les titres, les couvertures de magazines, les affiches au dos des kiosques martèlent le même message. « Ce type est un nul »...

Le media-bashing est cyclique. En politique il fonctionne d’ailleurs avec son opposé : « le media-fascination ». D’un seul coup, personne ne sait pourquoi, les media mettent quelqu’un dans leur cœur et il devient incontournable. Les titres, les couvertures de magazine, les affiches au dos des kiosques sont en lévitation, et le type devient une merveille, il acquiert un statut d’icône.

En France le media-bashing s’est emballé, comme le reste, avec Nicolas Sarkozy. « Nicolas le Fabuleux » juste après son élection, pendant l’été 2007, quand il s’est ressourcé sur un Yatch, s’est fait acclamer par le medef, a inventé le bouclier fiscal, ou a remis le Colonel Khadafi dans le concert des nations. L’hiver suivant Sarkozy est devenu désastreux, parce qu’il s’était ressourcé sur un Yatch, s’était fait acclamer par le medef, avait inventé le bouclier fiscal, avait reçu Khadafi comme un Prince à Paris, et avait dit « Avec Carla c’est du sérieux »…

Désormais c’est au tour de François Hollande de connaître les délices de la lessiveuse. Il était normal, et voilà qu’il est fallot, il était reposant et il roupille dans la tempête, il savait prendre son temps et voilà qu’il le perd, et quand il accélère c’est qu’il singe son adversaire. Du coup Jean-François Copé qui dénonçait les journalistes en mai dernier, a brandi hier matin, en conférence de presse, la couverture de l’Express où est écrit : « Rom, Compétitivité, Sécurité, Traité européen, Rythme des réformes, Et si Sarkozy avait eu raison ? ».

M. Copé, ou M. Fillon, pourraient aussi brandir ce matin la couverture du Nouvel Obs où pose le gouvernement, sous le titre : « Sont-ils si nuls ? »

D’où vient cette unanimité ?

Sans doute de deux réalités.

Premièrement des faits eux-mêmes, c'est-à-dire les fautes, des insuffisances, des ratages de l’équipe au pouvoir.

Deuxièmement de l’effet de souffle du quinquennat passé… Pendant cinq ans l’ancien Président a occupé les écrans, fabriqué un événement par jour, en somme créé des sensations , qui se sont retourné contre lui, qui ont énervé la chronique, mais qui ont fait flamber les ventes, et gonfler l’audimat.

Le divorce avec les média vient peut être de là : Hollande n’est pas sensationnel , et la presse est en manque …

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