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Sondage Ipsos Radio France : l'incroyable immobilité

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Le dernier sondage Ipsos Radio France a été publié ce matin. En deux semaines François Hollande perd un demi point, Nicolas Sarkozy en gagne deux, en bénéficiant des forfaits de Morin, Nihous, et Boutin, les autres ne bougent quasiment pas, le second tour donne 58-42, contre 59-41 à la mi-février, ce qui énorme, et sans doute appelé à se resserrer quoi qu’il arrive.

Au-delà des variations à court terme, ce qui frappe c’est le statu quo sur le long terme. L’observation des courbes de ce même baromètre, depuis le 13 mai 2011, date de la première vague, aboutit à un constat surprenant.

Au printemps François Hollande était à 26, Jean Luc Mélenchon à 6, et Eva Joly à 11. Total de l’ancienne gauche plurielle, retenez le chiffre : 43%

Ce 13 mai, Nicolas Sarkozy était donné à 19 points, Jean Louis Borloo à 8. Les autres candidats de la droite gouvernementale à des poussières, 1% environ. Total de la droite de gouvernement, 28. Retenez le chiffre.

Bayrou était à 5,5 à ce moment là

Six mois plus tard, vague du 1er octobre 2011, veille de la primaire socialiste.

Hollande est à 32, Mélenchon à 8, Joly à 5. Total 45 points, deux de mieux, il y a un petit effet primaire.

Nicolas Sarkozy est à 21, Jean Louis Borloo à 5, les autres à 2. Total droite : 28. Inchangé

Bayrou toujours à 5 et demi

Janvier 2012, baisse globale de la gauche à 39,5%

Et baisse globale de la droite où Borloo a déclaré forfait. 25% au total à ce moment là.

Les points perdus par la droite et la gauche sont allés chez François Bayrou qui a bondi à 14%…

Après ces aléas, regardons la vague de ce matin. Hollande 31,5 , Mélenchon 8, Joly 2,5, cela fait 42%, soit le score de mai -1 point.

Sarkozy, derrière lequel se sont rangés tous les candidats de la droite gouvernementale, est à 27, soit le score de mai -1 point pour la droite gouvernementale.

Marine Le Pen est à 16, soit le score de mai -1 point

Jean Luc Mélenchon est à 8, soit le score de mai.

Rien n’a bougé sauf François Bayrou à 11,5 soit 6 points de plus que le mois de mai.

Ainsi, depuis 10 mois, les français ont assisté à des primaires, des investitures, des déclarations de candidatures, des discours, des émissions spéciales, des sommets, des G20, et ce qui ressort de cette campagne c’est que rien n’en ressort, c’est qu’elle n’a pas modifié les rapports de force, jusqu’à présent, sauf le retour d’un candidat centriste au niveau habituel du centre, depuis trente ans. Une stabilité monumentale.

Il faudrait un séisme pour inverser cette tendance.

Il n’a pas encore eu lieu

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