LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Matinee de travail au Siege des Républicains sur l’environnement, la mer et l en

Dis moi quel est ton agenda, je te dirai quel candidat tu es...

2 min
À retrouver dans l'émission

Celui de Nicolas Sarkozy s'allège un peu...

Matinee de travail au Siege des Républicains sur l’environnement, la mer et l en
Matinee de travail au Siege des Républicains sur l’environnement, la mer et l en Crédits : Christophe Morin - Maxppp

La nouvelle est passée quasiment inaperçue hier, mais Nicolas Sarkozy a reçu ce lundi une bonne nouvelle. S’il peut se frotter les mains, l’ancien président de la République, c’est d’avoir gagné un peu de ce qui lui manque le plus en ce moment, et de ce dont il a cruellement besoin d’ici à la primaire ouverte de la droite et du centre, en novembre prochain : du temps.

Oui, l’ancien chef de l’état, d’ordinaire si pressé, le sait : il doit rester dans la posture du président de parti le plus longtemps possible. La récente, et toute relative, baisse de la côte d’Alain Juppé dans les enquêtes d’opinion, le laisse encore très loin derrière dans la course à la primaire, et au rythme actuel d’évolution des chiffres, l’inversion des courbes n’arrivera pas avant le déluge.

D’où l’idée de travailler le noyau dur du parti. De flatter les fidèles, et rien de tel, pour ça, que la place du chef, du patron, que Nicolas Sarkozy n’envisage pas de troquer pour la position officielle de candidat avant la fin de l’été. Avec un double avantage, car d’ici là, il aura du temps, encore, pour tenter d’influer sur les modalités d’organisation de la primaire, comme il l’a fait la semaine dernière, par surprise, en modifiant les règles pour les français établis hors de France.

Du temps aussi pour organiser des journées thématiques, consacrées à son programme personnel pour 2017, comme celle de ce matin, au siège des républicains, sur la défense, où il proposera d’augmenter le budget des armées de 32 milliards d’euros sur 5 ans (ce qu’à peu près personne, à gauche ou à droite, ne croit matériellement possible).

C'est au niveau judiciaire que Nicolas Sarkozy a gagné du temps

C’est ça la bonne nouvelle d’hier : l’ancien chef de l’état ne troquera pas non plus le costume du patron de parti pour celui de prévenu, dans l’affaire des écoutes. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris vient en effet d’annuler plusieurs convocations et auditions de l’ancien président et de son avocat Thierry Herzog dans l’enquête visant les deux hommes pour trafic d’influence et corruption.

Les points de procédure sur lesquels se sont basés les juges sont très techniques, mais peu importe : la décision d’hier va considérablement ralentir la marche de la justice. Et probablement éviter un procès en correctionnelle, qui aurait été très mal placé sur l’agenda de l’ancien chef de l’état.

Il faut dire qu’entre les guérillas judiciaires, qu’il mène (sur cette affaire des écoutes comme sur celle de ses comptes de campagne), sa supervision de l’organisation de la primaire, et les propositions démagogiques qu’il commence à aligner, il est déjà bien chargé.

Chroniques
8H18
21 min
L'Invité(e) des Matins (2ème partie)
Donald Trump : la voix de l'Amérique profonde ?
L'équipe
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......