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Christophe Castaner a pour objectif d'implanter le mouvement, avant les élections européennes et municipales.

Etat des lieux des partis - La République en Marche

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Toute la semaine, le billet politique dresse l'état des lieux des principales formations politiques. Ce matin : la République en Marche.

Christophe Castaner a pour objectif d'implanter le mouvement, avant les élections européennes et municipales.
Christophe Castaner a pour objectif d'implanter le mouvement, avant les élections européennes et municipales. Crédits : Patrick Kovarik - AFP

Toutes les métaphores les moins flatteuses ont été employées pour désigner ce mouvement : il fut décrit comme une bulle, comme une illusion, comme un engouement virtuel. Il faut dire que si La République en Marche revendique 390 000 adhérents, il est difficile de mesurer le degré d'implication de chacun d'entre eux.  

Il y a les militants les plus fervents et puis il y a ceux qui se sont inscrits d'un clic pendant la campagne. Et puisque le mouvement ne demande pas de cotisations à ses adhérents, il est impossible de connaître le nombre de ces anciens fans, qui ne sont désormais plus que des noms dans un fichier. Des militants dormants en quelque sorte.

Il existe cela dit quelques indices : le nombre de votants au dernier congrès : 72 000.  

Le patron du parti Christophe Castaner lui-même ne débordait pas d'enthousiasme à l'idée de se voir confier cette mission. « Est-ce le plus exaltant ? », s'interrogeait-il en privé devant quelques journalistes à l'automne. A sa demande, il a d'ailleurs conservé un poste ministériel, il est toujours secrétaire d’État aux Relations avec le parlement. Sa mission : éviter que la machine ne devienne trop parisienne, trop éthérée, trop technocrate. D'où ses envolées lyriques, qui ont pour but de montrer que La République en marche veut s'enraciner. [extrait sonore]

Mais Christophe Castaner n'ignore pas la difficulté d'exister quand on dirige le parti qui est au pouvoir. Comment apporter une parole audible, originale sans être insolente, respectueuse sans être inféodée ? 

Les expériences précédentes l'ont montré. Sous François Hollande, le PS fut dirigé par Harlem Désir puis Jean-Christophe Cambadélis ; sans grand relief. De même sous Nicolas Sarkozy, quand Xavier Bertrand puis Jean-François Copé ont tenté d'enrayer la baisse du nombre d'adhérents ; sans succès.  

Il faut ajouter à cela le contexte. Une zone de creux pour les partis : nous ne sommes plus dans la séquence des présidentielles, nous sommes encore loin des élections européennes en mai 2019.  Alors la République en marche va tenter de se déployer sur le terrain. D'apporter des services, du lien social aux habitants.  

Exemple, des "marcheurs" qui enseignent l'informatique aux personnes âgées, comme cela se fait en Charente. Une sorte de compagnonnage pour faire oublier l'extrême centralisation des décisions. Les candidats sont bel et bien choisis à Paris, la ligne est celle du gouvernement et le patron du mouvement est l'homme désigné par Emmanuel Macron.  

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