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Laurent Wauquiez affirme porter "une droite de retour, qui ne s'excuse plus d'être de droite".

Etat des lieux des partis politiques - Les Républicains, le défi de l'élargissement

3 min
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Toute la semaine, le billet politique dresse un état des lieux des principaux partis. Ce matin, Les Républicains.

Laurent Wauquiez affirme porter "une droite de retour, qui ne s'excuse plus d'être de droite".
Laurent Wauquiez affirme porter "une droite de retour, qui ne s'excuse plus d'être de droite". Crédits : Eric Fefeberg - AFP

"Faire mieux avec moins" : ce que la droite a longtemps prôné pour la dépense publique, elle est désormais obligé de se l'appliquer à elle-même. Dans le parti dirigé par Laurent Wauquiez, le nombre de militants actifs est en baisse : un peu moins de 100 000 ont voté lors de l'élection interne il y a trois semaines. On est loin des effectifs de la période Sarkozy, en 2007 : 370 000 adhérents. 

Faire moins également, en termes de finances. Les dotations publiques ont été réduite d'un tiers, de 19 à 13 millions d'euros annuels, à cause des résultats mitigés aux législatives.  La dette du parti reste importante : plus de 50 millions d'euros.

Faire moins enfin, avec les cadres du mouvement. Plusieurs personnalités sont parties ou se sont mises en retrait depuis l'élection de Laurent Wauquiez : c'est le cas de Xavier Bertrand et de Valérie Pécresse. L'exode avait commencé avec ceux qui ont rejoint Emmanuel Macron, comme Edouard Philippe, Bruno Le Maire ou Gérald Darmanin. Ils se sont surnommés les constructifs ; la droite les a qualifiés de traîtres. Pour autant, le parti dispose tout de même de sérieux atouts : un maillage local important, suite à la vague bleue des municipales d'il y a trois ans. Ce qui a permis aussi d'asseoir une majorité confortable au Sénat ; sans oublier les quelques 100 députés LR, qui constituent numériquement le premier groupe d'opposition à l'Assemblée. Enfin, l'élection de Laurent Wauquiez a apporté une voix identifiable, audible, efficace. Le nouveau président de LR a adopté une stratégie simple : concentrer ses attaques sur l'ennemi commun, à savoir le chef de l'Etat... [extrait sonore]

Un ennemi commun pour galvaniser les troupes. Pourtant les divisions sont toujours là : qu'y a-t-il de commun entre Virginie Calmels, n°2 du parti et Guillaume Peltier, numéro 3. Quand lui se veut souverainiste, elle se dit pro-européenne ; lui a fait ses classes au Front national puis chez Philippe de Villiers ; elle est Juppéiste, après être venue du monde de l'entreprise. Ce sont deux styles et deux lignes, avec lesquelles Laurent Wauquiez devra composer. Quelle sera le projet du parti ? Ses détracteurs l'accusent de vouloir faire du Le Pen light, à l'image du député Thierry Solère, ancien membre de LR. [extrait sonores]. Face aux critiques, Laurent Wauquiez assure qu'une alliance avec le Front national ne se fera jamais. Le jeune président de la région Auvergne Rhône-Alpes, 42 ans, attend son heure. Après le départ ou la défaite de la génération Sarkozy-Fillon-Juppé, il a les mains libres. Il lui reste près de quatre ans pour faire de LR le parti de l'alternance à la tête de l'Etat.

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