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François Hollande au stade de France

François Hollande sur un nuage ?

2 min
À retrouver dans l'émission

Le président de la République est plutôt satisfait du lancement de la séquence “Euro de foot” depuis vendredi dernier.

François Hollande au stade de France
François Hollande au stade de France Crédits : Marius Becker - Maxppp

Bien sûr, les violences ce week-end entre supporters, à Marseille et à Nice en marge de la compétition, posent la question de la sécurité aux abords des stades, et de la maîtrise des hooligans par les forces de l'ordre, mais pour le chef de l’état, l’essentiel est ailleurs.

Après le match d’ouverture, à Saint-Denis, gagné par l’équipe de France, il affichait une mine réjouie et soulagée en tribune présidentielle, en expliquant joyeusement au journaliste qui l’interviewait en direct à la télé, que “la soirée a été maîtrisée socialement, sur le plan de la sécurité, et sportivement”.

Porté par l’enthousiasme, François Hollande aurait pu rajouter que la soirée avait été aussi maîtrisée politiquement, puisqu’il se trouve que Nicolas Sarkozy a commis l’erreur, ce soir là, de quitter le stade de France avant le but de la victoire des bleus, ce qui lui vaut, depuis, quelques moqueries sur les réseaux sociaux.

Alors, “soirée maîtrisée sportivement” : on n’épiloguera pas là-dessus. Maîtrisée “sur le plan de la sécurité” : manifestement ça a été le cas. Et “socialement” aussi, puisqu’avec désormais 9 TGV sur 10 qui circulent en France, la frousse de l’exécutif de voir l’euro de foot perturbé par les mouvements de grève ne semble plus d’actualité : à la prochaine victoire de l’équipe de France, le président de la République devra faire attention à ne pas s’enflammer façon "Sarkozy 2008”, vous vous souvenez : “désormais, avait dit le président d'alors, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit”.

D'autant que tout n'est pas gagné pour le président

Vous savez ce qu’on dit dans le foot : “tant que l’arbitre n’a pas sifflé la fin du match, la partie n’est pas finie”. En l’occurrence, l’arbitre n’a pas encore porté le sifflet à sa fière moustache, et il fait durer les arrêts de jeu, persuadé que le temps joue pour lui (vous avez reconnu Philippe Martinez) : la loi travail arrive en séance au Sénat seulement aujourd’hui. C’est à dire que le combat parlementaire sera encore long, et la droite va en profiter, avant le vote définitif à l’Assemblée : Bruno Retailleau, le patron des sénateurs "Les Républicains", explique ce matin dans les colonnes du Figaro qu’il n’a aucune intention de “rentrer à la niche”.

Les plus optimistes, au gouvernement, en font un argument, en pensant pouvoir jouer sur le contraste avec une droite caricaturale pour apaiser les frondeurs. Mais les menaces de plus en plus explicites qui pèsent sur l’aile gauche du PS dans la perspective d’un nouveau 49-3 à l’Assemblée, et d’une nouvelle tentative de motion de censure de gauche (des menaces d’exclusion), montrent bien que l’optimisme affiché en ce moment par l’exécutif, n’est que de façade.

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