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Paris France. 29 Mars 2014 Art Paris Fair presente un panorama de la creation mo

Hollande et les mauvaises bonnes nouvelles

2 min
À retrouver dans l'émission

Les bons résultats sur le déficit public marquent le retour des "problèmes de riche", pour le gouvernement...

Paris France. 29 Mars 2014 Art Paris Fair presente un panorama de la creation mo
Paris France. 29 Mars 2014 Art Paris Fair presente un panorama de la creation mo Crédits : Bruno LEVESQUE - Maxppp

Le redressement plus rapide que prévu en 2015 du déficit public français peut apparaître à première vue comme une bonne nouvelle. Grâce à une croissance (un peu) plus forte que prévu, le déficit public a été ramené à 3,5% du PIB, contre 3,8 attendu. Chapeau ! C’est tout bénef'. Du moins, à première vue.

Car en réalité, ce n’est peut-être pas une si bonne nouvelle. D'abord parce qu’on ne peut pas franchement parler d’un phénomène spectaculaire, on ne sait d’ailleurs pas s’il sera durable. Ensuite, parce que politiquement, va très vite se poser la question de la cagnotte.

Vous vous souvenez sans doute de la cagnotte de Jospin. C’était en 1999 : le premier ministre avait été accusé par le président Jacques Chirac - joies de la cohabitation - de vouloir cacher une cagnotte, accumulée grâce aux bonnes rentrées fiscales, dues à une croissance bien plus forte que prévue. On parlait alors de 50 milliards de francs.

Jospin avait été obligé de reconnaître l’existence de la cassette, et à l’approche de la présidentielle de 2002, il avait multiplié les cadeaux, notamment en baissant d’un point le taux de TVA. La droite avait eu beau jeu, dans la foulée, d’accuser la gauche plurielle d’électoralisme au détriment des comptes publics (le déficit évidemment était déjà très lourd) et le psychodrame avait même abouti à la démission du ministre de l’économie et des finances. Bref, le piège chiraquien avait parfaitement fonctionné.

Aujourd'hui, la droite aimerait bien rejouer le scénario

Oui, Eric Woerth a très rapidement publié un communiqué à l’annonce des derniers chiffres, vendredi, pour dénoncer 10 milliards d’euros de dépense publique supplémentaire, par le relèvement du point d’indice des fonctionnaires, et l’extension de la “garantie universelle jeune”. En parlant “d’illusion” quant au recul du déficit public, Eric Woerth sait parfaitement quel coup il porte, et Gilles Carrez, lui, croit savoir que le gouvernement va désormais faire “cadeau sur cadeau” dans cette année électorale, sans pour autant réduire l’endettement.

Mais François Hollande se souvient parfaitement de l’histoire de la cagnotte, et ne veut surtout pas qu’elle se répète. C’est ainsi que dans le "Journal du dimanche" d’hier, un proche du chef de l’état affirmait “qu’il ne faut pas parler de marge de manoeuvre supplémentaire”. Les bons résultats “ne doivent pas conduire à un relâchement, une inflexion, ou des dépenses exceptionnelles”. D’ailleurs, pas question de relâcher la pression sur les collectivités locales.

Franchement, c'est à désespérer, et à se demander s’il ne vaut mieux pas se trouver à la tête d’un état en faillite, comme Fillon, qu’en possession d’une cassette...

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